Iran

Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /2010 14:53

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Article publié sur http://drzz.info/ et http://monde-info.blogspot.com/.

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Nucléaire iranien - Option militaire : meilleure solution ?

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Par Michel Garroté

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Mardi 24 août 2010 – 14 Elul 5770

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Face au nucléaire offensif iranien, l'option militaire est-elle la meilleure solution ? Pour répondre à cette grave question, une question géopolitique déterminante quant à notre l’avenir, inutile de consulter les médias francophones ; et inutile de consulter les instituts géostratégiques francophones. Car leurs analyses ne sont que des points de vues idéologiques où prédominent l’américanophobie et l’israélophobie. En revanche, pour répondre à cette grave question, il est recommandé de s’informer, par exemple, auprès du Middle East Media Research Institute et du Center for Security Policy.

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Ainsi, l’Institut de Recherche des Médias du Moyen Orient (Middle East Media Research Institute, MEMRI) signale :  « Un éditorial du quotidien saoudien Al-Madina, paru suite à l'annonce, en Iran et en Russie, du lancement de la centrale nucléaire de Buchehr, opte pour la ligne dure vis-à-vis du programme nucléaire iranien, affirmant que l'option militaire pourrait être la meilleure solution. L'article révèle la tension et l'inquiétude croissantes des Etats du Golfe face au programme nucléaire iranien, évoquant notamment la proximité de la centrale de Buchehr de leurs capitales. Extraits:  "L'annonce de Téhéran [du 13 août 2010], confirmée par la Russie, selon laquelle une centrale nucléaire iranienne sera inaugurée ce mois-ci à Buchehr, sur la côte du Golfe arabe, qu'elle sera équipée de combustible et fonctionnera comme une installation nucléaire, indique que la région entre désormais dans une nouvelle phase ».

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Al-Madina ajoute :  « En prenant ces mesures, Téhéran ignore tous les conseils, mises en garde et demandes d'interruption de son programme nucléaire ou au moins de sa poursuite dans le cadre d'inspections en bonne et due forme et au grand jour - inspections visant à garantir qu'il est dépourvu d'objectif militaire. Si Téhéran s'entête à agir sans l'assentiment de la communauté internationale, elle suscitera la gêne et la suspicion de tous ceux qui ont défendu son droit à l'énergie nucléaire à des fins pacifiques. Plus important: en agissant de la sorte, Téhéran passe à la vitesse supérieure dans le conflit qui l'oppose à la communauté internationale, et certains vont pouvoir se dire que l'option militaire est la meilleure solution. [Repousser l'option militaire] pourrait éliminer la possibilité d'y recourir - si Téhéran réussit à produire une bombe nucléaire par elle-même ».

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Al-Madina poursuit :  « Le plus inquiétant est le fait que la centrale de Buchehr est plus proche de plusieurs capitales du Golfe que de la capitale iranienne elle-même, et qu'elle se trouve à proximité des voies d'acheminement du pétrole qui traversent le golfe Arabique - représentant un grand danger pour les pays voisins, aussi bien dans l'éventualité d'une attaque que d'une fuite radioactive. En outre, [la centrale de Buchehr] pourrait devenir le lieu de développement d'armes nucléaires susceptibles d'être utilisées pour imposer la volonté de Téhéran ou exercer des pressions sur la région. Ce sont des soupçons que l'Iran n'a pas réussi à écarter à ce jour ».

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Al-Madina précise :  « Si Téhéran s'intéresse au succès de son programme nucléaire à des fins pacifiques, et souhaite accomplir des progrès afin s'assurer la prospérité de son peuple, elle doit maximaliser sa coopération avec l'AIEA. L'AIEA, de son côté, doit faire preuve d'un peu de souplesse vis-à-vis de Téhéran, puisque… équiper sa centrale de combustible nucléaire est le point de non-retour. Quand cela arrivera, la centrale de Buchehr deviendra une installation d'énergie nucléaire. Toutes les parties doivent faire preuve de bon sens face à la nouvelle situation, et s'assurer que l'inauguration de Buchehr n'est pas le début de perturbations et de secousses régionales » (Fin de l’éditorial du quotidien saoudien Al-Madina traduit par MEMRI).

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La récente analyse de Caroline Glick est, à cet égard, une fois de plus, très éclairante. Je rappelle que Caroline Glick est Senior Middle East Fellow au Center for Security Policy à Washington et Deputy Managing Editor du Jerusalem Post. Caroline Glick, cette fois dans la Jewish World Review, écrit notamment (extraits) :  « Dans le numéro de septembre de la revue ‘Commentary’, Arthur Herman expose de façon déprimante les plans déclarés et les décisions prochaines du gouvernement Obama pour détruire l’armée des USA de l’intérieur ».

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Caroline Glick ajoute :  « Il est évident que sans même considérer la position politique d’Obama après les élections de la mi-mandat en novembre, il ne reviendra pas sur la stratégie politique actuelle des USA au Moyen-Orient qui s’appuie sur l’ignorance de l’éléphant nucléaire iranien au milieu de la pièce. Il n’agira pas pour renverser le régime ou soutenir toutes les forces qui renverseraient ce régime. Il est vrai qu’à court terme, les perspectives pour la région dépendent de savoir si le Premier ministre Binyamin Netanyahu aura ou non le courage de donner l’ordre à Tsahal d’attaquer les installations nucléaires de l’Iran ».

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Caroline Glick poursuit :  « Et il est vrai aussi que si une frappe israélienne est suffisamment couronnée de succès, cela renforcerait beaucoup de forces positives dans la région – depuis Téhéran, jusqu’au Kurdistan et à Ankara, en passant par Damas et Beyrouth » (Note de Michel Garroté :  « forces positives », à savoir les opposants démocratiques aux courants islamiques violents et/ou aux dictatures).

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Caroline Glick précise :  « Mais à moyen et long terme, rien ne peut remplacer l’Amérique. Aussi longtemps que les USA suivent leur trajectoire de cécité stratégique, les Irakiens seront loin d’être les seuls à souffrir. (…) La seule manière de sauvegarder l’Irak est de renverser le régime en Iran. La seule manière de tirer les émules de Hariri des griffes des brutes du Hezbollah et du régime vassal de l’Iran à Damas est de renverser le régime en Iran ». (Fin des extraits de l’analyse de Caroline Glick parue dans la Jewish World Review. Adaptation française de Sentinelle 5770 ©).

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Pour ce qui me concerne, j’ai maintes fois écrit, ces dernières années, que pour en finir avec le Hamas à Gaza, avec le Hezbollah au Liban, avec les extrémistes palestiniens en Judée Samarie et avec la dictature syrienne, il fallait frapper le serpent à la tête. Or, la tête du serpent, c’est l’Iran et sa junte théocratique. Cette junte théocratique nucléarisée est devenue d’autant plus dangereuse qu’en plus de ses alliances avec le Hamas, avec le Hezbollah, avec divers extrémistes palestiniens en Judée Samarie et avec la dictature syrienne, elle a conclu des alliances avec la Turquie et avec des factions irakiennes.

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L’Iran, Etat terroriste nucléarisé, étend désormais son influence - et sa menace - de Téhéran à Istanbul, en passant par l’Irak, le Liban, la bande de Gaza et la Judée Samarie. Autrement dit, l’Iran, Etat terroriste nucléarisé, étend désormais son influence - et sa menace -  depuis le détroit d’Ormuz jusqu’au détroit du Bosphore et jusqu’à la Méditerranée orientale. L’Iran a réussi entre 2006 et 2010 ce que le IIIème Reich avait - lui aussi - réussi entre 1933 et 1939 :  augmenter sa menace létale sans se faire taper dessus.

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L’Option militaire contre l’Iran : la meilleure solution ?

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Copyright Michel Garroté & Sources citées

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Sources citées :

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http://www2.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=SD317410#_ednref1

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http://www.jewishworldreview.com/0810/glick082010.php3

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Pour l’analyse de Caroline Glick : adaptation française de Sentinelle 5770 ©

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Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /2010 15:06

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Article publié sur http://drzz.info/ et http://monde-info.blogspot.com/.

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Israël / Iran – Guerre nucléaire pour demain ?

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Par Michel Garroté

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Mercredi 18 août 2010 – 8 Elul 5770

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Michel Garroté – Cela a l’air plutôt complexe. Mais nous allons tenter de simplifier. Primo, Jeffrey Goldberg, dans la revue The Atlantic, s’interroge sur d’éventuelles frappes préventives israéliennes contre le nucléaire offensif iranien. Secundo, Fred Kaplan, sur le site américain slate.com (à ne pas confondre avec le slate français s’il vous plaît) analyse le document publié par Jeffrey Goldberg dans The Atlantic. Pour ce qui me concerne, le dilemme des frappes préventives israéliennes contre le nucléaire offensif iranien tient en trois points.

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Premièrement, il faut prendre très au sérieux la menace des ayatollahs intégristes fêlés iraniens. Car non seulement les fous nazislamistes de Téhéran déclarent vouloir « rayer Israël de la carte » et « effacer Israël de la page du temps », mais en plus, ils ont déjà les moyens nucléaires pour le faire, par exemple avec une mini bombe radioactive (« durty bomb » en anglais).

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Deuxièmement, même si Israël commettait l’erreur de donner la Judée Samarie aux voyous du Fatah, cela n’apaiserait nullement les ardeurs génocidaires de Mahmoud Ahmadinejad, de ses ayatollahs et de ses Pasdaran. Au contraire, toute concession israélienne serait perçue, à Téhéran, comme un nouvel aveu de faiblesse. A ce propos, je note que toutes les interventions israéliennes, même les plus légitimes, sont automatiquement taxées de « disproportionnées ». Et je note également que tous les territoires cédés par Israël ont non pas diminué, mais aggravé, les menaces existentielles et létales qui pèsent sur l’Etat hébreu depuis soixante ans.

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Troisièmement, il faudra bien, un jour, frapper le serpent à la tête. Or, la tête du Hamas, du Hezbollah et de certains groupes palestiniens de Judée Samarie, cette tête, actuellement, c’est l’Iran. C’est pourquoi, selon moi, le but des frappes préventives israéliennes ne doit pas être d’anéantir à jamais l’ensemble du nucléaire offensif iranien. Le but des frappes préventives israéliennes, selon moi, doit être de détruire les sites nucléaires iraniens les plus menaçants pour Israël, ainsi que les principaux bâtiments des Pasdaran. Et ce faisant, Israël aura frappé la tête du serpent, ce qui, par effet de domino, portera également un coup dur au Hamas, au Hezbollah et à certains groupes palestiniens de Judée Samarie, tous financés par l’Iran.

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A ce propos, Fred Kaplan, dans le média américain http://slate.com/ écrit (traduit par Jean-Clément Nau et adapté par Michel Garroté) :  « Dans un récent article (paru dans la revue The Atlantic), Jeffrey Goldberg s’interroge: Israël va-t-il – ou devrait-il – attaquer les installations nucléaires de l’Iran dans les mois à venir? C’est le meilleur texte qui m’ait été donné de lire sur le sujet: Goldberg sait rester fin et impartial, tout en nous offrant une analyse lumineuse des multiples dilemmes stratégiques inhérents cette situation. Quoi que vous pensiez du programme nucléaire iranien, et des mesures à adopter pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe (Goldberg admet lui-même que le sujet le plonge dans une «ambivalence profonde et paralysante»), lisez son papier avant de vous faire votre opinion. Après avoir interviewé des dizaines de responsables israéliens, arabes et américains, Goldberg estime qu’il y a «plus d’une chance sur deux» pour qu’Israël bombarde l’Iran d’ici juillet 2011: selon ce scénario, une centaine d’avions de chasse F-15E, F-16I, et F-16C attaqueraient les usines d’enrichissement d’uranium de Natanz et de Qom, le centre de recherche nucléaire d’Ispahan, voire peut-être le réacteur de Bushehr – entre autres sites. Il dresse une liste complète des risques et des possibles catastrophes qui pourraient en résulter: violentes représailles du Hezbollah, sinon de l’Iran lui-même; déclenchement d’une guerre régionale; choc pétrolier aux conséquences catastrophique; rupture des relations américano-israéliennes; vague mondiale d’attentats antisémites. Dernière conséquence possible (mais ce n’est pas la moindre, et c’est la plus probable): raffermissement du pouvoir des mollahs à Téhéran.

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A l’inverse, le fait de laisser l’Iran constituer un petit arsenal nucléaire ne serait bien évidemment pas sans risques. Je ne pense pas (à l’inverse des Israéliens, ce qui est parfaitement compréhensible) que les mollahs bombarderaient Jérusalem dès lors qu’ils disposaient de l’arme nucléaire: les Israéliens possèdent une centaine d’ogives, et leur contre-attaque serait en mesure de raser l’ensemble de l’Iran. (Les mollahs ont beau financer les auteurs d’attentats suicide, ils ne sont pas suicidaires pour autant). Un Iran doté de l’arme nucléaire pourrait toutefois servir de couverture (de «paravent nucléaire», pourrait-on dire) au Hezbollah et à d’autres groupes alliés, qui pourraient en profiter pour se montrer plus agressifs. L’arsenal iranien pourrait convaincre les petits pays de la région de rallier sa cause (et les dissuaderait à coup sûr d’aller contre les intérêts de Téhéran) et saperait sans doute la crédibilité de la politique étrangère américaine (si les Etats-Unis refusent d’agir pour interrompre l’élaboration de la bombe iranienne, certains pourraient douter qu’ils interviennent pour empêcher Téhéran de l’utiliser). Ce qui inciterait les autres pays de la région à constituer leurs propres arsenaux, et déclencherait par-là même une nouvelle course à l’armement nucléaire.

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Certains théoriciens de la dissuasion nucléaire estiment qu’une course à l’armement peut avoir des effets positifs. Leur argument: si plusieurs pays d’une même région obtiennent la bombe, ils seront non seulement moins enclins à déclencher une guerre nucléaire, mais aussi à se lancer dans une guerre conventionnelle, de peur que le conflit ne dégénère. A les en croire, c’est en grande partie pour cette raison qu’il n’y a pas eu de guerre entre l’Inde et le Pakistan, entre la Russie et la Chine ou (du temps de la Guerre froide) entre les pays de l’OTAN et ceux du Pacte de Varsovie. Une théorie intéressante, mais qui oublie trois choses. D’une, ces trois duels géopolitiques ont bien failli, à diverses reprises, se transformer en guerre nucléaire – et dans certains cas, c’est autant à la chance qu’à la doctrine de la «destruction mutuelle assurée» qu’ils ont dû leur salut. De deux, les arsenaux de l’ensemble de ces pays ont été équipés de permissive action links [dispositifs de sécurité et d’armement] et d’autres systèmes de sécurité (parfois avec l’aide des Etats-Unis), qui limitaient les risques de voir un déséquilibré ordonner le lancement d’un missile sans autorisation. Dans le cadre d’une course à l’armement, les pays du Moyen-Orient pourraient faire l’impasse sur ce type de dispositifs.

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Enfin, l’Iran et Israël sont géographiquement très proches l’un de l’autre, si bien qu’en cas d’attaque, les deux pays disposeraient d’un «temps d’alerte» pratiquement nul. Si une grave crise diplomatique devait survenir, l’un des deux camps pourrait choisir de lancer une attaque préventive pour devancer l’adversaire (c’est ce que les théoriciens de la dissuasion appellent l’«instabilité de crise»). Même si aucun des deux camps ne désire attaquer, les circonstances pourraient leur donner l’impression qu’ils n’ont pas d’autre choix. Les Israéliens ont donc raison de ne pas prendre à la légère la perspective d’une bombe nucléaire iranienne; c’est une «question existentielle», au sens le plus strict du terme. En Israël, la phrase «plus jamais ça» est bien plus qu’un slogan, et les diatribes antisémites de Mahmoud Ahmadinejad doivent donc être prises très au sérieux (à ce sujet, Goldberg fait remarquer que les principaux mollahs d’Iran approuvent totalement les propos du président iranien). Voici donc le véritable enjeu: que peut-on faire, et que doit-on faire, pour empêcher la création d’une bombe atomique iranienne ? Que peut-on faire? Interrogés par Goldberg, plusieurs responsables israéliens ont affirmé qu’il serait difficile d’organiser une attaque préventive :  il leur faudrait au préalable le feu vert (confidentiel) de l’Arabie Saoudite et peut-être celui d’autres pays arabes (ne serait-ce que pour obtenir l’autorisation du survol de leur territoire). Ils pensent néanmoins qu’il serait possible de mener à bien un assaut aérien, visant non pas l’ensemble du complexe nucléaire iranien, mais des installations sans lesquelles il ne pourrait plus fonctionner.

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Goldberg ne le dit pas, mais depuis près de dix ans, l’armée de l’air israélienne équipe ses F-15 et ses F-16 (achetés aux Etats-Unis) de réservoirs externes, ce qui leur permettrait d’atteindre l’Iran et de revenir à la base sans avoir à se réapprovisionner en carburant. Quelques responsables israéliens ont néanmoins dit à Goldberg qu’ils préfèreraient que les Etats-Unis se chargent de l’attaque, pour des raisons politiques autant que militaires. A Washington, certains craignent qu’Israël ne lance un assaut en caressant l’espoir d’amener ainsi les Etats-Unis à lui venir en aide (en partant du principe que l’Amérique voudrait s’assurer du succès de l’opération dès lors qu’il serait trop tard pour l’annuler). Certains Israéliens voudraient qu’Obama fasse preuve d’une plus grande fermeté, qu’il déclare haut et fort qu’il attaquera bel et bien l’Iran si son gouvernement ne renonce pas à sa volonté d’élaborer des armes nucléaires. Ils font valoir qu’Israël pourrait cesser d’avoir recours à ses menaces de mesures unilatérales si l’engagement américain se faisait plus crédible – ce qui pourrait amener l’Iran à abandonner son programme nucléaire. Le hic, c’est que si son avertissement solennel n’impressionne pas les Iraniens, Obama sera peu ou prou forcé de mettre ses menaces à exécution. Ce qui nous amène au deuxième volet de notre question: que doit-on faire? Certains responsables israéliens (et la plupart des responsables américains) pensent qu’une attaque aérienne serait pour le moins prématurée et constituerait certainement une énorme erreur. Pour l’heure, c’est loin d’être la seule option.

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Tout d’abord, les plus pessimistes des prévisions du renseignement – y compris celles qui ont été citées par le secrétaire à la Défense Robert Gates – estiment que les Iraniens pourraient disposer de la bombe d’ici un à trois ans. Il n’y a donc pas d’urgence. (Par ailleurs, cette estimation a déjà été citée ces dernières années, mais elle n’a jamais été confirmée). Ensuite, certains signes laissent penser que les sanctions prises contre l’Iran par les Nations unies – et, à plus forte raison, les sanctions encore plus strictes imposées par l’administration Obama et l’Union européenne – commencent à faire de l’effet. Reste à savoir quel effet, et en quoi la chose pourrait gêner – ou alimenter l’opposition interne envers – le programme nucléaire. Suzanne Maloney, spécialiste de l’économie iranienne à la Brookings Institution, affirme que les sanctions exacerbent un «schisme de grande envergure» opposant les mollahs aux conservateurs plus traditionnels ; mais elle n’y voit, elle aussi, qu’un phénomène se développant sur le «long terme». L’impact des sanctions étant beaucoup plus incertain sur le court terme, elles ne nous seront sans doute pas d’une grande aide pour résoudre le problème de l’armement nucléaire. L’intensification des pressions explique peut-être le fait que le gouvernement iranien ait offert de remettre sur la table des négociations la question de l’uranium, qui pourrait être enrichi dans un pays étranger, et lui être réexpédié sous une forme qui ne puisse être utilisé à des fins militaires. Pour l’heure, cependant, cette «concession» n’est qu’une redite de l’accord passé en juin dernier avec la Turquie et le Brésil – ce qui, au final, n’a donc rien d’une concession. Mais au fur et à mesure que les sanctions affecteront l’Iran (au niveau des investissements en capital, du raffinage du pétrole et des transactions financières journalières), les offres de Téhéran se feront peut-être plus sérieuses.

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Enfin, les Israéliens sont loin d’avoir fait le tour des mesures susceptibles d’apaiser ces tensions diplomatiques (si toutefois ils souhaitent les apaiser, ce qui n’est pas dit). Dans un billet de blog consacré à l’article de Goldberg, Steve Clemons, de la New American Foundation, y va de sa propre suggestion: Israël pourrait, selon lui, entamer de réelles négociations diplomatiques avec les Palestiniens. Bien évidemment, le fait qu’Israël se réconcilie avec Gaza et la Cisjordanie n’arrêterait pas les centrifugeuses iraniennes, et n’amènerait pas les activistes musulmans du monde entier à déposer les armes (en bon réaliste, Clemons en est très certainement conscient). Mais si Israël acceptait de  geler la colonisation et de faire un réel effort de paix, il pourrait parvenir à «découpler» les problèmes iraniens et palestiniens (l’Iran et ses alliés ont toujours essayé de lier leur cause à celle des Palestiniens et la politique de colonisation israélienne n’a fait qu’apporter de l’eau à leur moulin). De telles mesures pourraient également rassurer l’Arabie saoudite et d’autres pays arabes (qui éprouvent presque autant de crainte et de méfiance qu’Israël à l’endroit de l’Iran) et les inciter à se joindre à la campagne de pression diplomatique contre Téhéran. Elles pourraient peut-être même les amener à apporter leur aide – officieuse – à l’armée israélienne si la confrontation directe devenait inévitable.

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Certains pourraient juger cette idée excentrique, mais ce serait oublier les évènements de juillet 2006. Au Liban du sud, des miliciens du Hezbollah franchissent la frontière, tuent trois soldats israéliens et en enlèvent deux autres. Israël réplique par des tirs de roquettes et d’artillerie. La Ligue arabe fait alors savoir qu’elle condamne l’action du Hezbollah et soutien le droit à l’autodéfense d’Israël. Des spécialistes américains estiment que cette prise de position pourrait marquer un tournant stratégique d’importance ; ils tentent de convaincre George W. Bush de saisir cette chance d’apaiser les tensions en servant d’intermédiaire – la fameuse «diplomatie de la navette». Bush refuse ; les Israéliens intensifient leurs frappes ; leurs représailles se font disproportionnées ; et la Ligue arabe leur retire son soutien. Goldberg doute cependant que le Premier ministre Benjamin Netanyahou opte pour une stratégie de ce type et l’analyse qu’il livre des possibles raisons de ce refus compte parmi les révélations les plus inquiétantes de l’article. La clé du problème est, selon lui, le père du Premier ministre, Benzion Netanyahou, aujourd’hui âgé de cent ans; il fut l’ancien secrétaire particulier de Vladimir Jabotinsky, fondateur de l’aile radicale du sionisme, et il demeure farouchement opposé à toute concession territoriale. Interrogé par Goldberg, un ami du Premier ministre a résumé la situation en ces termes : «Benzion ne quitte jamais complètement les pensées de Bibi. Il ne veut pas que son père le voit comme un homme faible». Un autre a confié au journaliste qu’aussi longtemps que Benzion vivrait, «Bibi ne pourrait envisager un autre retrait» de Cisjordanie : «il ne pourrait plus regarder son père en face».

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Une révélation proprement fracassante: en 2010 comme au temps des tragédies grecques, le destin de la région la plus instable de l’histoire n’est pas guidé par l’intérêt rationnel des Etats ou par la realpolitik, non, il est entre les mains de fils obsédés par le regard du père – hier, les Bush; aujourd’hui, les Netanyahou. Goldberg écrit une chose particulièrement vraie: Obama pourrait être bientôt confronté à une situation décisive qui marquera sa présidence, une situation comparable à la crise des missiles de Cuba, en plus complexe: John Fitzgerald Kennedy n’avait qu’un seul interlocuteur, Nikita Khrouchtchev. Obama serait, lui, dans l’obligation de menacer, de parlementer et de négocier avec les Iraniens (qui sont beaucoup plus imprévisibles), les Israéliens, et une ribambelle d’acteurs régionaux. En octobre 1962, Kennedy et ses conseillers avaient pu élaborer une solution treize jours durant, la plupart du temps lors de réunions dont l’existence même était tenue secrète; et leurs délibérations n’ont été rendues publiques qu’un quart de siècle plus tard (avec la parution des enregistrements de Kennedy à la Maison Blanche). Obama et son équipe n’auront pas cette chance. Il leur faudra peut-être prendre des décisions – et engager des négociations – capitales dans la plus grande urgence. Il n’est donc pas trop tôt pour s’interroger sur la crise actuelle, sur l’issue qu’ils souhaitent lui donner, et sur les sacrifices qu’ils sont prêts à consentir pour y parvenir » (Fin de l’analyse de Fred Kaplan publiée sur le site américain slate.com).

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Copyright :

Jeffrey Goldberg, Fred Kaplan & Michel Garroté

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Source :

http://www.slate.com/id/2263594/

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Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /2010 14:04

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Article publié sur http://drzz.info/ et http://monde-info.blogspot.com/.

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Qui anéantira les tarés du Hezbollah ?

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Par Michel Garroté

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Lundi 9 août 2010 – 29 Av 5770

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Je lis sur MEMRI que l’intégriste taré Nabil Qaouq, haut responsable du groupe terroriste ‘Hezbollah’ au Sud Liban a déclaré : ‘La résistance (Note de Michel Garroté :  « résistance » ; nom de code surréaliste donné par les extrémistes chiites au mouvement terroriste Hezbollah) profite de cette période de trêve pour s'entraîner et se renforcer, dans la perspective d'une grande confrontation’ (Note Michel Garroté :  « se renforcer », avec des missiles iraniens, pour une confrontation avec Israël, ou plutôt, pour une destruction à coup de missiles iraniens de la population juive israélienne de la moitié Nord d’Israël, voir même de tout Israël).

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Ci-dessous, des extraits, d’une part, de l’entretien de Nabil Qaouq, haut responsable du Hezbollah au Sud Liban, et d’autre part, des extraits d'une allocution publique de ce même Nabil Qaouq. L'entretien a été diffusé sur Al-Alam TV le 26 juillet 2010 et l'allocution sur Future News TV le 28 juillet 2010.

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1- Sur Al-Alam TV le 26 juillet 2010 :

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Interviewer : ‘Ne traversez-vous pas une phase de trêve non déclarée avec l'armée d'occupation israélienne ?’ (Note Michel Garroté :  l’armée israélienne ne pratique pas l’occupation du Sud Liban dont elle s’est retirée il y a fort longtemps ; la légion iranienne du Hezbollah, en revanche, est une armée étrangère et mercenaire – d’occupation au cœur du Liban – financée par la junte théocratique iranienne ; sans l’argent et sans les armes du régime criminel iranien, le Hezbollah n’existerait pas).

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Nabil Qaouq :  ‘La résistance (Note de Michel Garroté :  « résistance » ; nom de code surréaliste donné par les extrémistes chiites au mouvement terroriste Hezbollah)se sert de cette période pour préparer, former et renforcer ses capacités, et l'ennemi lui-même peut en témoigner’ (Note de Michel Garroté :  en effet, Israël, « l’ennemi », peut témoigner et même démontrer que l’Iran intégriste, avec la complicité active de la dictature syrienne, a donné un arsenal létal aux terroristes du Hezbollah).

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Nabil Qaouq :  ‘Ils pensaient que les missiles de la résistance se transformeraient en rouille. Ils ont développé leur théorie du laissez les missiles se rouiller. Aujourd'hui, ils réalisent que cette équation fut une erreur, parce qu'ils savent que la résistance a amélioré ses capacités, et est pleinement préparée à tous les scénarios. Aujourd'hui, quatre ans après l'offensive, on peut dire que la guerre de juillet 2006 a propulsé le Hezbollah 20 ans en avant. La résistance est en meilleure position que dans le passé, alors que l'ennemi se trouve moins bien lotis. Au cours de la guerre [de juillet 2006], Israël a dit qu'il enverrait le Hezbollah 20 ans en arrière. Aujourd'hui, quatre ans après l'offensive, on peut dire que la guerre de juillet 2006 a propulsé le Hezbollah 20 ans en avant, en termes de capacité [militaire], d'entraînement et d'aptitude à l'emporter dans n'importe quelle guerre future’ (Note de Michel Garroté :  en effet, les armes létales iraniennes ont propulsé en avant la capacité militaire du Hezbollah).

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Nabil Qaouq :  ‘Sans la résistance, personne dans le monde ne parlerait plus de Rajar ou des Fermes de Chebaa. C'est grâce à la résistance que cette cause est encore vivante. En outre, la résistance donne à la diplomatie et à la communauté internationale la possibilité de respecter son engagement d'expulser Israël de Rajar et des Fermes de Chebaa occupées. C'est incontestablement l'une des priorités de la résistance d'assurer la restitution de chaque pouce de territoire libanais occupé. Il est clair que la résistance ne peut pas attendre éternellement’ (Note de Michel Garroté :  le territoire libanais est certes occupé, mais occupé par une milice terroriste financée par le ayatollahs iraniens ; c’est la présence militaire des mercenaires du Hezbollah qui anéantit la souveraineté libanaise, Rajar et les Fermes de Chebaa n’étant qu des faux prétextes, au demeurant complètement ridicules, vu la superficie dont il est ici question ; en outre, le Hezbollah viole les résolutions de l’ONU et se moque éperdument de la FINUL).

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2- Sur Future News TV, le 28 juillet 2010 :

Nabil Qaouq :  ‘La résistance considère toute mise en cause de ses dirigeants ou structures [dans l'assassinat de Hariri] comme une forme d'offensive. La résistance considère toute mise en cause de ses dirigeants ou structures [dans l'assassinat de Hariri] comme une forme d'offensive contre la résistance, ce qui est pire que les décisions qui ont conduit [aux affrontements du] 5 mai [2008]. Le Hezbollah agit en conséquence’ (Michel Garroté :  l’implication de terroristes du Hezbollah dans l’assassinat, par les Syriens, de Hariri, cette implication est une évidence ; ce que Nabil Qaouq veut ici nous faire comprendre, c’est que si le tribunal ad hoc traite la question de cette évidente implication, alors, le Hezbollah terroriste en tirera prétexte pour envoyer une pluie de missiles iraniens sur les localités civiles israéliennes).

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Copyright http://www2.memri.org/french/, Al-Alam TV, Future News TV & Michel Garroté

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Voir le clip sous-titré en anglais sur MEMRI TV :

http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2566.htm

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Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /2010 17:36

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Au Liban, les barbus du Hezbollah font la loi.

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Article publié sur http://drzz.info/ et http://monde-info.blogspot.com/.

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Israël-Liban - L'escalade ?

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Par Michel Garroté

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Jeudi 5 août 2010 – 25 Av 5770

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Dans un article de lexpress.fr du jeudi 5 août 2010, article intitulé « Israël-Liban : faut-il craindre l'escalade ? », je lis (extraits commentés par mes soins) : « Deux jours après les heurts meurtriers à la frontière, les analystes redoutent une "Hezbolisation" de l'armée libanaise. Deux jours après les affrontements qui ont opposé soldats israéliens et libanais à la frontière, faisant quatre morts, la communauté internationale appelle à la retenue les deux pays qui se rejettent la responsabilité de ces violences » (Note de Michel Garroté :  la « communauté internationale », qui ferait mieux de s’occuper du Soudan et autres Nations génocidaires, est un concept abstrait et abscons, à géométrie variable et dépourvu de fondement juridique en dépit des apparences ;  les deux pays ne se « rejettent » pas la responsabilité puisque la FINUL - et donc l’ONU - ont confirmé que le Liban est l’agresseur ; et c’est donc uniquement le Liban qui rejette sa propre responsabilité).

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« Et il semble qu'aucun ne souhaite l'escalade. Dans un premier temps, chacun a promis de sévir en cas de nouvel incident. Ainsi le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a-t-il mis en garde le Liban "contre les conséquences dans le cas où des troubles de ce type se poursuivent", alors que d'importants renforts étaient déployés dans le secteur où les affrontements avaient eu lieu » (Note de Michel Garroté :  la mise en garde de Lieberman et les renforts israéliens déployés sont un minimum vital et existentiel face à l’agression militaire hezbo-libanaise).

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« L'armée libanaise, de son côté, annonçait que "la riposte sera la même en cas de n'importe quelle agression à la frontière contre le Liban". Et Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, véritable force dans le sud du Liban, prévenait qu'il ne resterait pas "les bras croisés" en cas d'une nouvelle "agression". Mais, il semble finalement que personne, au Liban comme en Israël, ne souhaite pousser les choses jusqu'à la déflagration » (Note de Michel Garroté :  le Hezbollah est la SEULE véritable force au sud du Liban ;  et le SEUL pays qui décide s’il doit y avoir « déflagration », c’est l’Iran).

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« "Malgré les risques, la confrontation dans le sud n'augure pas d'un dérapage au Liban ou dans la région", écrit le quotidien à gros tirage An Nahar, selon qui "il ne faut pas exagérer la dimension des accrochages". D'après les analystes, l'escalade n'est pas pour demain. "Israël avait une occasion en or pour déclencher une guerre et le Hezbollah, un alibi extraordinaire pour 'défendre le pays' contre l'Etat hébreu", affirme Ghassan Azzi, professeur de sciences politiques à l'Université libanaise. Mais, selon lui, "les deux parties ont montré des réserves pour dire qu'elles ne sont pas prêtes" car "le moment n'est pas opportun" » (Note de Michel Garroté :  au Liban terrorisé par le Hezbollah aucun journaliste et aucun analyste ne peut s’exprimer librement sans risquer de se faire descendre ; encore une fois, le SEUL pays qui décide s’il doit y avoir confrontation, escalade et déflagration, c’est l’Iran).

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« Pour Oussama Safa, directeur du Centre libanais pour les études politiques, "ce n'est pas l'armée libanaise qui va déclencher une guerre dans le sud. Le timing appartient au Hezbollah" qu'Israël accuse de posséder des dizaines de milliers de roquettes. Selon lui, une intervention du puissant groupe armé aurait été fatale : "Ça aurait signifié une guerre régionale, ce qui n'est pas d'actualité" » (Note de Michel Garroté :  non monsieur Oussama Safa, le « timing » appartient à l’IRAN qui téléguide le Hezbollah ; non mesdames et messieurs de lexpress.fr, ce n’est pas Israël qui « accuse » le Hezbollah de posséder des dizaines de « roquettes » ; ce sont TOUTES les démocraties occidentales qui ont les preuves que l’Iran a donné au Hezbollah des engins balistiques infiniment plus dangereux que de simples « roquettes »).

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« Dans le sud du Liban, d'où Israël a retiré ses troupes en 2000 après 22 ans d'occupation et considéré comme un fief du Hezbollah, l'armée libanaise ne s'est déployée qu'après la fin de la guerre de 2006, après une absence d'une trentaine d'année. Et une "Hezbolisation" des troupes régulières commence à inquiéter Israël. D'autant que, lit-on sur le site du Figaro, Hassan Nasrallah a insisté sur l'interdépendance de l'armée et de la résistance, affirmant que cette nouvelle équation défensive venait de connaître son baptême du sang » (Note de Michel Garroté :  bravo à lexpress.fr et à lefigaro.fr qui reprennent le jargon hezbolliaque ; je rappelle que les « 22 ans d’occupation » ont évité un génocide des chrétiens du sud du Liban perpétré par les non-chrétiens du Liban ;  non, la « Hezbolisation » des troupes régulières libanaise n’inquiète pas QUE Israël ;  elle inquiète TOUTES les démocraties occidentales qui ont les preuves que le Hezbollah contrôle et/ou terrorise la quasi totalité du Liban et la quasi totalité de l’appareil de l’Etat libanais, de la presse libanaise, des analystes libanais et des politiciens libanais).

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« Dans son discours à l'occasion du quatrième anniversaire de la fin de la guerre de 2006 entre le Hezbollah et l'Etat hébreu, il (Hassan Nasrallah) a répété que ses militants étaient "à la disposition de l'armée" libanaise (rires) » (Fin des extraits, commentés par mes soins, de l’article de lexpress.fr intitulé « Israël-Liban : faut-il craindre l'escalade ? »).

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Copyright Michel Garroté 2010 & Source citée

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Source :

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/israel-liban-faut-il-craindre-l-escalade_910780.html

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Le Liban est pris en otage par le bouffon de Téhéran

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Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 13:02

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La guerre Israël-Iran commence déjà au Liban

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Par Michel Garroté

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Mardi 13 juillet – 2 Av 5770

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Une source fiable (*) confirme qu’un convoi de 75 camions chargés de missiles de grande taille est en mouvement sur les routes du Nord de d’Irak, à population kurde, en provenance d’Iran et en direction de la Syrie. Ces missiles, en provenance d’Iran, sont visiblement destinés au Hezbollah libanais. Selon la même source (*), l’Iran prépare actuellement la première visite officielle d’un président iranien au Liban, autrement dit, la visite du nazislamiste Ahmadinejad, bailleur de fonds des terroristes du Hezbollah.

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Le même Ahmadinejad qui a récemment menacé, si l’ONU pousse l’Iran au pied du mur avec des sanctions, d’ouvrir un front contre Israël au Sud-Liban. Ce Sud-Liban où la FINUL (les casques bleus de l’ONU) ne sert à rien, si ce n’est à laisser le Hezbollistan étendre ses tentacules.

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Toujours selon la même source (*), le Hezbollah se prépare à un tel front et il a déjà déployé 20’000 combattants dans la région frontalière d’Israël, sans oublier l’énorme arsenal du Hezbollah, dont la présence au Sud-Liban a été démontrée maintes fois, y compris, avec les images prises par les Forces de Défense d’Israël et diffusées dans les médias.

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Dans ce contexte, il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’avec la flottille turque jihadique pour Gaza, l’alliance Israël-Turquie est morte. Cette alliance est d’autant plus caduque et obsolète que la Turquie s’est rapprochée de l’Iran. De l’Iran qui soutient les terroristes du Hamas et du Hezbollah. En clair, Israël doit conclure de nouvelles alliances, notamment des alliances avec les rivaux de la Turquie que sont les Kurdes, les Chypriotes grecs et la Grèce. La Grèce qui, soit dit en passant, dispose d’une énorme flotte de guerre.

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La mise en place de ces alliances se fera plus aisément et plus rapidement avec les Kurdes qu’avec les Chypriotes grecs et qu’avec les Grecs. Cependant, les trois alliances - kurde, chypriote-grecque et grecque - sont importantes face à la Turquie et face à l’Iran. Côté Liban, Israël ne peut compter sur personne. En cas d’éradication définitive du Hezbollah au Liban par Israël, le seul homme politique libanais qui, à la rigueur, pourrait intégrer la nouvelle alliance avec Israël, ce serait Samir Geagea, leader du parti chrétien des Forces Libanaises (FL), et encore, rien n’est sûr à cet égard.

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Pour revenir à l’Iran, rappelons ici que Ahmadinejad a déclaré à de nombreuses reprises que la destruction d’Israël entraînera la destruction du 1,5 million d’Arabes qui y vivent, mais que c’était le prix à payer pour « rayer Israël de la carte » et pour « effacer Israël de la page du temps ». Ahmadinejad a également affirmé de nombreuses fois que la future guerre Iran-Israël sacrifiera un tiers de la population iranienne, mais que c’était le prix à payer pour détruire Israël.

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Nous pouvons croire Ahmadinejad sur parole, car lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988), les ayatollahs de Téhéran ont sacrifié des millions d’Iraniens. Or, si les intégristes persans sacrifient des millions d’Iraniens pour combattre des musulmans irakiens, à plus forte raison sacrifieront-ils des millions d’Iraniens pour exterminer les six millions de Juifs Israéliens de l’Etat hébreu.

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Copyright Michel Garroté 2010

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(*) Shraga Blum

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Le Hezbollah au Sud-Liban

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Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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