France

Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /2010 14:31

 

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Dire et répéter que nous sommes en grand danger, suffira-t-il à faire prendre conscience aux français que le pays est atteint d’un mal incurable ?

 

Nous ne le croyons pas vraiment. Il nous faudra beaucoup plus que des mots ou des lois pour nous sortir de cette situation explosive.

 

Pourquoi avons-nous ce sentiment, presque palpable, qui nous étreints comme si une partie, étrangère à notre corps, était venue nous envelopper pour ne plus nous quitter.

 

Il ressemble, à s’y méprendre, à ces sentiments contradictoires qui nous prenaient, lorsque, vivant en France, de l’autre côté de la Méditerranée, les nouvelles diffusées par la presse nous accablaient ou nous rassuraient.

 

«  Eléments subversifs », c’est ainsi que les quotidiens de l’époque désignaient ceux qui se livraient à des attentats sur des personnes (ou sur leurs biens) qui étaient, toujours, des français de souche européenne (FDSE).

"Un homme revenant de son travail était retrouvé agonisant dans sa voiture. Un bureau de poste ou une grange avaient brûlé dans un feu d’origine criminelle. Une autre fois, c’était un coup de couteau reçu alors qu’on se trouvait au milieu d’une foule dense, sans qu’on ait pu reconnaitre qui en était l’auteur. Ils excellaient dans l’invention, touchant n’importe où, n’importe quand, n’importe qui. Ces « éléments subversifs » avaient entamé une guerre psychologique qui atteignait son but, semant le doute, la crainte, peut-être la peur, aussi, chez les européens. Nous avons appelé cela, pendant de longues années, l’insécurité des routes, l’insécurité des quartiers…

 

L’insécurité, tout simplement.

 

Français d’Algérie, repliés en France, nous sommes, presque, des initiés, face à cette insécurité grandissante qui s’installe aux quatre coins de l’hexagone et qui ressemble à s’y méprendre, à celle que nous avons vécue il y a 60 ans.

 

Initiés, n’est pas un mot trop fort. Parce que nous reconnaissons dans ces éléments subversifs qui sèment les troubles, aujourd’hui, les mêmes "éléments" qu’en Algérie et ils procèdent de la même manière que leurs ascendants. En harcelant les FDSE par des attaques multiples aux quatre coins du pays. C’est leur tactique. Et nous savons que l’implosion finale, à laquelle ils nous obligent, ne sera pas démocratique.

 

Aujourd’hui, un grand nombre de la jeunesse française, plus sensible, plus réfléchie, a compris le danger que représentent ces actes inciviques. Par des manifestations des défilés, des rassemblements, ils tentent, comme nous l’avons fait en notre temps, d’alerter les pouvoirs publics et montrer leur détermination à rester français.

 

Reste que, comme à cette époque, nous avons les mêmes fifres gaullistes qui nous commandent, les mêmes politiques de gauche qui apportent toujours leur soutien à l’ennemi et la même presse, gauchiste elle aussi, qui écrit ce qu’on lui impose et non ce qu’elle va chercher, dans le terreau de l’actualité, pour révéler la vérité. Cette presse, immuable, qui qualifie nos jeunes de fascistes, d’extrémistes, de néonazis, de racistes… et on en passe.

 

 

Que de fois n’avons-nous entendu ou lu que les gens de l’OAS étaient des terroristes fascistes ? Encore aujourd’hui, ils nous appellent « terroristes » dans leurs papiers.

 

Pourtant, cette OAS était composée de toutes les couches de la population. Juifs, chrétiens, musulmans, athées de gauche, de droite ou du centre, mais tous, patriotes jusqu’au dernier souffle.

 

On ne peut s’empêcher de voir dans ces jeunes français visionnaires, ceux que nous étions il y a 50 ans.

 

Et ils rencontrent le même problème que nous avions.

 

Comment faire comprendre aux français,  FDSE, que la France est en grand danger ?

 

La population française, métropolitaine, ne peut pas se projeter dans l’avenir comme nous sommes capables de le faire - malgré tous les mensonges qui nous sont distillés. Parce qu’elle ne connait pas son ennemi. Elle ne le connait pas comme nous l’avons connu, de près, trop près, jusqu'à l’apprendre par cœur au fil des années. Et la règle numéro un d’un combattant, d’un guerrier, est de connaitre parfaitement son adversaire, de le cerner.

 

Nous savons parce que nous avons payé. Les jeunes français de souche européenne ont compris et ils ne veulent pas payer.

 

Mais la majorité des français métropolitains, toujours aussi dolente, n’a pas encore mesuré le péril qui la menace. Comme "au Pays de Candy, il y a les méchants et les gentils". Et elle n’est pas dans le même cas que nous. Elle ne peut pas encore suivre le principe qui dit qu’un homme averti en vaut deux.

 

 

Ici, en France, qu’on les appelle modérés ou intégrés, les français gentils de confession musulmane, par peur des représailles ou par la foi en leur religion, n’iront jamais à l’encontre des méchants, les islamistes intégristes qui représentent LE danger.

 

Les français n’ont pas le droit, pour leur sécurité, pour leur avenir, de rejeter cette évidence. Il leur faut s’ancrer cette réalité au fin-fond de leurs cerveaux

 

Les islamistes ont envahi la France et soulèvent leurs troupes recrutées dans les banlieues et ailleurs, pour déclarer la guerre, partout, aux français non musulmans d’abord, et aussi aux musulmans qui ne veulent pas se soumettre à la loi islamique telle que les extrémistes islamistes la conçoivent.

 

Aujourd’hui, c’est la police qui essuie les attaques. Demain ce sera nous, notre fils ou notre petit-fils et nous préférons ne pas même imaginer ce qu’il adviendrait de nos filles si elles étaient leurs victimes.

 

Pour faire comprendre à nos frères non-musulmans de France le danger qu’ils encourent à croire que tout cela s’arrangera un jour, que la situation n’est pas si alarmante, qu’il ne faut pas faire d’amalgame… il nous faut leur expliquer la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui,  en se rapprochant du passé, pour appréhender l’avenir.

 

Avoir fait le parallèle entre l’Algérie de 50/60 et la France de 2010, ne suffirait pas si nous ne leur expliquions pas que le but recherché, aujourd’hui,  par les « éléments subversifs », endoctrinés par les islamistes, est de s’approprier le territoire français.

 

Dans le passé, les algériens ont revendiqué « leur » territoire. Et les bonnes âmes, françaises et étrangères, ont cru bon de les soutenir au prétexte qu’ils étaient chez eux. Nous ne nous étendrons pas sur l’Histoire qui prouve que l’Algérie n’était, alors, pas un pays, que les nord-africains vivaient en tribus qui se livraient des guerres incessantes pour occuper le territoire du voisin. Mais disaient-ils, ils étaient chez eux.

 

Et, aujourd’hui, croyez-vous qu’ils ne sont pas chez eux, en France ? Ils le crient sur tous les toits : Nous sommes chez nous. Ils crient à la face du monde entier qu’ils sont Français puisqu’ils y sont nés et,  par tous les moyens,  ils veulent imposer leur loi en tant que français mais,  avant tout, en tant que musulmans français.

 

Mais, n’en doutez pas un seul instant. Sous couvert de l'égalité des religions, ces gens-là revendiquent le territoire français. Ils veulent la France, comme ils ont voulu l’Algérie. Ce qui nous fait dire :

 

ALGERIE = FRANCE = même combat.

 

Si nos frères FDSE ont encore des doutes quant à cette égalité, nous pouvons leur parler de la guerre en Palestine. Oui, c'est à l'autre bout de la terre, mais pourtant...

 

Israël appartient au peuple juif. Ce n’est pas le commun des mortels qui l’affirme. Ce sont les Livres. La Bible, le Coran et les travaux des historiens, remontant à une période de 2000 ans avant JC, qui le confirment.

 

Pourtant, les arabes de Palestine, aidés en cela par tous les autres pays du monde arabe et les occidentaux gauchistes (dont les français ne sont pas les derniers), les arabes de Palestine, donc, revendiquent le Territoire israélien.

 

Au prétexte qu’ils sont nés, aussi, dans ce pays.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, les palestiniens veulent s’approprier le territoire israélien. Le pipeau qu’ils nous chantent depuis 60 ans, prétextant qu’ils veulent « un état palestinien » est usé jusqu’à la corde.

 

Mais, nous savons qu'ils veulent la terre d'Israël, avec la même hargne, la même haine, que les algériens ont voulu notre terre. Et nous sommes tous conscients que la guerre en Palestine, relève du même désir de s’approprier une terre qui ne leur appartient pas. Ce qui nous fait dire :

 

ALGERIE = ISRAEL = même combat

 

Et donc, de l’égalité qui découle de ces deux exemples que nous avons démontrés, nous pouvons en déduire que :  

 

ALGERIE = ISRAEL= FRANCE

 

C'est terrible à dire, c'est terrible à reconnaitre. Mais c'est la terrible réalité.

 

Tant que les français n’auront pas admis que tous ces immigrés intégristes musulmans revendiquent le Territoire Françaispour en faire un état islamique, nous aurons des guérillas urbaines et chacun de nous aura à souffrir de l’envahissement de nos villes, de nos quartiers, de l’insécurité grandissante, de la haine anti blanc et, peut-être même, de l’assassinat d’un ami, d’un voisin ou d’un être cher pris dans le feu de ces guérillas.

 

Aujourd’hui, en Israël, puisque nous sommes en plein dans cette actualité, de paisibles citoyens non musulmans, traversant dans leur voiture, un quartier à forte concentration arabe, ont été assassinés par une meute de ces islamistes qui n’ont que haine et venin pour les nourrir.

 

Hier, dans Gennevilliers, de non moins paisibles français non musulmans, portant l’uniforme de policier, sont tombés dans un guet apens que leur avaient tendu dans un quartier à forte concentration arabe, une meute de ces islamistes qui n’ont que haine et venin pour les nourrir.

 

Demain, en traversant dans notre véhicule, un quartier à forte concentration arabe, que l’on appelle zone de non droit en France, nous serons pris à parti par une meute de ces islamistes qui n’ont que venin et haine pour les nourrir… et rien ne dit que nous en sortirions vivants.

 

Les français, FDSE, sont-ils disposés à vivre, comme nous avons vécu pendant huit ans en Algérie, comme le vivent encore les israéliens, dans l’angoisse permanente d’un attentat, d’une bombe, d’une grenade ou tout simplement d’un lynchage par des hordes de sauvages qui ne savent que crier leur haine ?

 

Surtout, ne vous croyez pas à l’abri de tels actes. Ne pensez pas qu’Israël est trop loin. Ne dites plus que l’Algérie, c’est du passé.

 

Notre ennemi a toujours la même façon de penser et d’agir depuis que le monde est monde. Ils raisonnent (!) toujours de la même manière :

 

Ce qui est à toi est à moi parce que je le veux.

 

Ce qui est arrivé dans le passé, nous en sommes les témoins vivants.

 

Ce qui arrive et que nous vivons, aujourd’hui, se répètera encore demain et aussi longtemps que vous n’aurez pas le courage d’y mettre un terme. De quelque manière que ce soit.

 

Réveillez-vous, français de France. C’est maintenant ou jamais.

 

Danièle Lopez, oranaise.

Par Danièle Lopez - Publié dans : France
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 12:33

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Article publié sur http://drzz.info/et http://monde-info.blogspot.com/.

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L’islam voyou, Monsieur Sarkozy, l’islam voyou (3e partie)

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Par Michel Garroté

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Jeudi 2 septembre 2010 – 23 Elul 5770

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L'Université du Maryland (USA), avec l’Institut Zogby International, a effectué un sondage sur les relations entre les USA et les nations arabo-musulmanes, notamment l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Maroc et le Liban. A la question de savoir quel pays ils choisiraient pour immigrer (parmi la France, la Chine, l’Allemagne, les USA, la Russie, le Pakistan et le Royaume Uni) une majorité de 51% des arabo-musulmans sondés choisissent la France. Et, cerise sur le gâteau, ils déclarent avoir plus d’admiration, pour l’islamiste turc Recep Erdogan, pour le caudillo autocrate vénézuélien Hugo Chavez et pour le génocidaire iranien Mahmoud Ahmadinejad, que pour Sarkozy et pour Chirac.

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Autrement dit, la majorité des arabo-musulmans sondés voudraient vivre en France tout en admirant le Turc islamiste Recep Erdogan et le génocidaire iranien Mahmoud Ahmadinejad.

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Au fait, qu’en pensent les arabo-musulmans qui vivent déjà en France ?

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Ne me dites pas qu’ils vont voter pour Erdogan ou Ahmadinejad aux présidentielles françaises de 2012…

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A propos de la France justement, j’apprends que mardi 31 août, la soirée Théma de la chaîne franco-allemande Arte a été censurée. Intitulée « Femmes :  pourquoi tant de haine ? », la soirée thématique s'est vue amputer, à la dernière minute, de sa première partie. « Nous avons été contactés par des protagonistes du documentaire qui se disaient victimes de menaces et de pressions et qui demandaient la déprogrammation », a indiqué Emmanuel Suard, directeur adjoint des programmes de Arte France.

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Daniel Leconte, président de la société Doc en Stock, qui a réalisé le documentaire de la soirée Théma sur Arte, a dénoncé un « précédent inadmissible » et a regretté d'avoir dû céder face aux « pressions de caïds de banlieue » (ndmg il s’agissait d’un documentaire portant notamment sur les mœurs et traditions de Français mahométans…).

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En France, l’islam voyou décide-t-il ce qui est diffusé – ou pas – sur les chaînes de télévisons ?

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Qu’en pensent les musulmans « modérés » ?

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Copyright Michel Garroté & Sources citées

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Sources citées :

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http://www.brookings.edu/%7E/media/Files/rc/reports/2010/08_arab_opinion_poll_telhami/08_arab_opinion_poll_telhami.pdf

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http://www.liberation.fr/medias/0101655348-arte-deprogramme-un-documentaire-sur-une-cite-de-banlieue

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Par Michel Garroté - Publié dans : France
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 09:47

 

Il est des nouvelles auxquelles on voudrait ne pas croire. Elles n’en sont pas moins exactes. Une enseignante, professeur d’histoire dans un lycée de Nancy, a été suspendue de ses fonctions. Pour avoir, dit l’Education nationale « manqué à ses obligations de neutralité et de laïcité ». Et en quoi a consisté ce manquement : en le fait d’avoir organisé des voyages d’élèves à Auschwitz, et en le fait d’avoir utilisé le mot shoah.  


L’affaire commençant à faire du bruit, le Rectorat a publié un communiqué disant qu’il s’agit d’un « dossier relevant de la problématique générale de l'organisation des voyages scolaires ». Qu’en termes élégants ces choses là sont dites. On apprend un peu plus loin que l’enseignante n’aurait pas respecté non plus son « devoir de réserve ». De quoi peut-il s’agir ? Aurait-elle montré de l’émotion en évoquant les six millions de Juifs morts dans le cadre de ce que les nazis avaient appelé la « solution finale ». Comment ! Montrer de l’émotion ? Allons donc. Un professeur doit rester neutre. Totalement neutre. On peut même se demander si, dans le cadre d’un cours d’histoire, un professeur peut dire qu’Hitler était un être abject. Parler d’abjection, c’est un jugement moral. Ce n’est pas neutre. Cela équivaut à manquer au devoir de réserve.  


Si un professeur d’histoire disait en supplément que la police française avait raflé des Juifs et qu’elle s’était déshonorée, il manquerait vraiment à son « devoir de réserve », sans doute. Et il manquerait incontestablement à ses obligations de neutralité.  


Je ne dis pas du tout que c’est ce qu’a fait cette honorable dame.  


Ce que je dis, par contre, est que le simple fait de faire ce genre de reproches à une enseignante sur un sujet comme celui-là me semble extrêmement suspect et très dégradant pour l’Education Nationale. Tout particulièrement dans un contexte où l’antisémitisme remonte en France sous de multiples formes et de multiples vêtements.  

 

Ce que je tiens à souligner est que depuis des années, et depuis la parution d’un livre appelé « Les territoires perdus de la République », on sait que l’enseignement de la shoah et de l’extermination des Juifs d’Europe est de plus en plus difficile à assurer dans un nombre croissant d’établissements.  

 

Ce que je note de façon régulière est que, lors des commémorations de la shoah, on lit dans les courriers envoyés  à la presse des remarques de plus en plus nauséabondes, qu’on retrouve aussi dans les courriers concernant Israël, qui est de moins en moins traité dans les médias français comme un Etat normal, et de plus en plus comme un Etat dont il semblerait qu’il faut souhaiter la disparition dans une sorte de solution finale des problèmes du Proche-Orient.  

 

Ce que je sais, pour l’avoir vécu personnellement, c’est que parler de la shoah sans employer de circonlocutions débouche assez vite en France sur des remarques, voire, lorsqu’on travaille dans l’enseignement ou dans des secteurs culturels sur des brimades, voire sur des exclusions qui rappellent de très mauvais souvenirs.

  

La moindre des choses à mes yeux, vraiment la moindre, serait que le Ministère de l’Education Nationale revienne sur ses décisions au plus vite, et le fasse par un communiqué d’excuses officiel.  


Je n’ai pas noté que l’enseignante en question est juive. L’avocat qu’elle a chargée du dossier l’a fait : « La faute que l'enseignante a commise n'est-elle pas d'être juive ? ». La question mérite d’être posée.  

 

Elle doit être posée. Impérativement.   

 

Guy Millière

Par Guy Millière - Publié dans : France
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 19:28

 

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Lettre ouverte A Mgr le Gall, Archevêque de Toulouse, «Après les Juifs, les Roms»
cf. La dépêche du samedi 28 août 2010

 

Monseigneur,

 

Je m’adresse à vous en catholique blessé et en élu outragé.

 

Vous êtes en charge des âmes, votre mission vous confère, au moins pour ceux qui croient au Ciel, une autorité morale singulière. Je n’ai que la légitimité que m’ont donnée mes concitoyens pour les représenter ; et je n’ai ni le tempérament, ni la volonté de les trahir. Je crains en revanche que vous ayez outrepassé les devoirs de votre charge. Celle-ci vous commande de respecter l’ordre juridique de votre pays où nos relations sont régies par la Séparation de l’Eglise et de l’Etat. La loi de 1905, conçue dans la guerre des esprits, est devenue la garantie des choix intimes et spirituels, mais aussi d’une paix sociale, toujours fragile. Rendez à César ce qui est à César, comme je rends a Dieu ce qui est à Dieu.


 

Nul ne contestera le droit des Eglises à rappeler et enseigner des principes : rien ne les autorise, en revanche, à outrager, à blesser, à injurier. Vous assimilez le sort des Roms à celui des juifs : l’opinion publique assimilera le gouvernement et les fonctionnaires de l’Etat à une organisation nazie. C’est inacceptable. D’autant que, ce faisant, vous contribuez à une effroyable banalisation des martyrs de la Shoah. Vous n’êtes pas le Cardinal Saliège, votre illustre prédécesseur, qui s’était élevé, sous l’Occupation, contre le nazisme. Vous vivez, dans le pays le plus protecteur au monde des droits de l’Homme, inspirateur de la Déclaration Universelle de 1948. Nulle part ici de milice, d’élu imposé par le Pouvoir, ni de risque pour votre vie.

 

Parlons plutôt des Roms avec sérénité et sans démagogie. Observons ensemble qu’ils ont choisi de s’exclure de la vie sociale de leur propre pays, la Roumanie. Condamnez-vous ce pays qui s’accommode de ce mode d’existence quand il n’organise par leur exil ? Reconnaissons ensemble que l’Union Européenne a des responsabilités politiques et des moyens financiers pour favoriser leur intégration dans leur pays d’origine. Condamnez-vous l’hypocrisie de ses institutions qui se dérobent à leurs responsabilités et les transfèrent, ensuite, tout en les critiquant, vers les Etats membres ?

 

 

Admettons ensemble que l’ONU n’a pas la compétence des politiques d’immigration, en lieu et place des Etats souverains : condamnez-vous les rodomontades insultantes des représentants lybiens et turcs de sa commission des droits de l’homme qui se gardent bien de s’ingérer dans les affaires intérieures de leur propre pays ?

 

 

Votre charge vous a conduit à rencontrer des élus et des fonctionnaires de tous bords, du moins je l’espère. Ne les avez-vous pas entendus quand ils vous décrivaient ceux qui, parmi les Roms, s’attaquent aux plus vulnérables de notre population, personnes âgées ou handicapées, ceux qui dissimulent leur identité pour se soustraire à nos procédures administratives ou aux sanctions d’une autorité judiciaire indépendante, ceux qui refusent de s’intégrer à la société, ceux qui ne font aucun effort pour parler notre langue ? Encouragez-vous ceux des Roms qui quittent notre pays, aidés d’une « prime au retour », à revenir clandestinement en France ?

 

 

Monseigneur, c’est aussi l’argent des pauvres qui est ainsi détourné : cela vous laisse-t-il indifférent ? Vos propos vous permettent de rejoindre le cortège de chanteurs millionnaires et d’écrivains, fils spirituels de Sartre et de Beauvoir qui font la guerre à la terrasse du Café de Flore, à Paris. Je ne trouve pas dans ce camp beaucoup d’amoureux de notre pays et de son peuple, pas plus d’orfèvres de notre droit, ni même de brebis égarées, qu’en bon pasteur vous chercheriez à retrouver. « Le courage, disait Jean Jaurès, c’est de chercher la Vérité et de la dire ». Jaurès, issu d’une famille chrétienne – il récitait en latin la Prière des agonisants sur le cercueil de sa mère – formé à l’Ecole Normale Supérieure par le Républicain Lucien Herr, savait, lui, ce que les mots veulent dire et combien ils sont aussi, comme le disait à son tour André Breton, des « pistolets chargés ». Mais le courage aujourd’hui n’est pas seulement de parler : il est d’agir, comme le fait notre Président de la République, il est d’affranchir de la vie publique les tabous que l’on a exorcisés depuis longtemps de la vie intime.

 

 

Le courage, Monseigneur, serait aussi pour vous de parler des Chrétiens d’Orient et d’Asie que l’on massacre dans le silence des bonnes âmes. Le courage, serait de dénoncer les gouvernements qui, au nom de l’Islam, rasent les cimetières chrétiens et jusqu’au souvenir de leurs pauvres âmes. Le courage serait aussi de condamner les gouvernements qui maltraitent les femmes et ignorent systématiquement les droits de l’Homme. Le courage, voyez-vous Monseigneur, est une vertu « cardinale », à l’instar de la tempérance et de la justice.

 

 

Je forme le vœu que vous en retrouviez le chemin et que vous jugiez, précisément, avec tempérance et justice, ceux qu’un peuple souverain a désignés pour agir et non pas seulement pour « dire leur vérité », comme je le fais à votre égard.

 

 

Bernard Carayon,

Député de la Nation

Par Bernard Carayon - Publié dans : France
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 15:26

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L’EGLISE ET LES ROMS

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Par Alain René Arbez

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On a assisté à un véritable déferlement d’informations et d’images émotionnelles au sujet des Roms, après la décision du gouvernement français de reconduire chez elles les familles de citoyenneté roumaine ou bulgare. Il est normal que l’on soit sensible à la détresse de ces personnes et de ces familles qui ne trouvent pas encore leur place dans leur propre pays d’origine et qui survivent illégalement en France dans un dénuement total et sans perspectives d’avenir. Mais on ne peut simplifier à l’extrême et démoniser le droit d’un gouvernement de réguler le flux de l’immigration.

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Revenons sur deux faits récents révélateurs :

Un prêtre de Lille engagé dans l’assistance auprès des Roms s’indigne de cette mesure selon lui injuste et souhaite en public la mort subite du président Sarkozy. L’archevêque de Toulouse dénonce la mesure appliquée aux Roms et évoque le sort des Juifs déportés lors de la dernière guerre mondiale, considérant que ce qui est imposé aux illégaux est de même nature.

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Réfléchissons un instant : un prêtre qui prie publiquement pour la mort du président, parce qu’on s’en prend aux personnes dont s’occupe son œuvre de charité, qu’est-ce que cela signifie ? Quel témoignage cela offre-t-il ? L’Eglise primitive a toujours prié pour les autorités, afin que les responsables au pouvoir veillent au bien commun. Ce dérapage est grave, il révèle la confusion dans laquelle certains ecclésiastiques entraînent les fidèles au nom de principes déconnectés des réalités du terrain. Comme souvent, à défaut d’analyse, les bons sentiments tiennent lieu de raisonnement, y compris les outrances que cela implique.

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Concernant la comparaison faite par l’archevêque : mettre en parallèle la reconduction actuelle d’étrangers illégaux avec - dans les années 40 - la traque des juifs (citoyens français) pourchassés parce que juifs en vue d’une élimination physique, cela constitue un abus de signification. Même si l’on a l’esprit critique, peut-on sincèrement affirmer que la police de Sarkozy est-elle la même que la police de Vichy ? Conduit-elle les Roms vers des camps d’extermination ? On a aussi beaucoup extrapolé sur les propos du pape. Son appel à la prise en considération humaniste et charitable des situations difficiles est-il, comme on l’a proclamé, une condamnation formelle des mesures prises en France ? Rien n’autorise à le prétendre. Il est normal que le pape rappelle des valeurs d’humanité. Mais respectons les proportions : que dire alors des chrétiens persécutés, spoliés, assassinés, chaque jour, dans tellement de régions soumises aux lois de l’islam ?

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Les Roms sont en majorité de confession orthodoxe. Pourquoi les Eglises catholique et orthodoxe ne prennent-elles pas les moyens efficaces de travailler ensemble pour proposer des solutions d’intégration ou des projets d’accompagnement dans les régions d’origine de ces familles expatriées ?  Ne serait-ce pas plus productif et plus pertinent à long terme, plutôt que d’agiter des fantasmes idéologiques inappropriés et dangereux, ou d’avoir sans cesse recours à une langue de bois sans effet réel ?  Oui les Roms doivent être respectés et traités avec humanité. Oui cela concerne les pouvoirs publics en charge de la sécurité publique et des budgets collectifs. Mais cela concerne aussi les Eglises qui doivent se montrer capables de synergies transnationales lorsque l’urgence l’exige.

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Abbé Alain René Arbez, Genève

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Par Abbé A. R. Arbez - Publié dans : France
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