Europe

Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 11:44

  
  
  
La première conférence des médias juifs en Europe, organisée à l'initiative de l’European Jewish Press (EJP), se déroulera le 25 février 2010, à Bruxelles autour du thème "Médias juifs en Europe : Défis et Opportunités".

 

Cet événement d’une journée constituera une opportunité unique de discuter de questions d'intérêt commun aux médias juifs en Europe, de présenter divers supports, d’être mis au courant des derniers développements importants au sein de l'Union Européenne et de rencontrer un grand nombre de personnes.

 

 

Il est indéniable que le rôle de  ces médias devient primordial. Dans un  moment  où l’embrasement de l’antisémitisme s’amplifie à toutes occasions et menace à nouveau le peuple juif et Israël, il  est temps de songer sur le rôle que devrait jouer les médias juifs en Europe pour faire face à la propagande mensongère des  média moyen-orientaux  qui envahissent l’Europe  (comme la triste Aljazzira) et certains « humoristes » qui  distillent sans retenue et impunément la haine des juifs.

 

 


Je ne peux dès lors que me poser une question : Pourquoi est-il question seulement aujourd’hui d’organiser la  première conférence des médias juifs en Europe ? Je trouve peu d'explications. Je ne veux pas aller jusqu'à dire que l'antisémitisme, sous de nouveaux oripeaux, est de nouveau omniprésent en Europe, mais il m'arrive de penser que c'est exact.

 


Le 11 février 2010, un rapport de l’Institut de recherches Reut  de Tel-Aviv sur les questions économiques et sociales a été présenté au gouvernement de Benjamin Netanyahu. Ce rapport  précise qu’« Israël est confronté à une campagne mondiale de délégitimation visant à l’isoler et occulter son caractère juif et démocratique »

 


“La diabolisation d’Israël (…) vise à nier sa légitimité et à le présenter comme une entité coloniale associée à des pratiques nazies, à l’apartheid ou au racisme”, écrit ce rapport.

 


Les militants du réseau - « delegitimizers » - selon le rapport, sont relativement marginaux : les jeunes, les anarchistes, les migrants et les militants politiques radicaux. Bien qu’ils ne soient pas nombreux, ils élèvent leur représentation grâce à l’aide de campagnes publiques et de la couverture médiatique, indique encore le rapport.

 


Le rapport met notamment en cause un réseau mondial d’individus, d’associations et ONG pro-palestiniennes, arabes ou musulmanes souvent liées à la gauche “dont le dénominateur commun est de présenter Israël comme un Etat paria et de nier son droit à l’existence”.

 


Il fustige notamment “des manifestations hostiles aux représentants israéliens dans des universités étrangères ou sur les stades, des appels au boycottage des produits fabriqués en Israël, ou encore des tentatives visant à arrêter et poursuivre en justice à l’étranger des responsables” de l’Etat hébreu.

 


Le rapport recommande notamment “d’utiliser les ambassades à l’étranger pour créer des réseaux de gens capables de répondre aux attaques, là où se concentrent les cercles les plus hostiles à Israël, notamment Madrid, Toronto, San Francisco et l’université de Berkeley (Californie)”.

 


Reut recommande la création d’un contre-réseau, dans lequel les ambassades d’Israël, dans les centres de délégitimation en activité, serviront de "bases avancées."

 


Les diplomates d’Israël à l’étranger, de leur côté, doivent lutter contre les tentatives visant à délégitimer le pays. "La combinaison d’une grande communauté musulmane, d’une gauche radicale influente, de médias de langue anglaise et un centre universitaire international font de Londres un terrain fertile pour la délégitimation d’Israël", déclare Ron Prosor, l’ambassadeur israélien à Londres.

 


Interrogé le 12 février 2010 à la radio publique israélienne à propos de ce texte, Nathan Chtcharansky, président de l’Agence juive  a fait savoir “Israël fait face à une campagne mondiale visant à le délégitimer. Il s’agit d’une véritable guerre, qui menace nos intérêts stratégiques, et il faut rendre coup pour coup”. (Source JSSNEWS)

 


Dans des propos rapportés le 12 février  par le Jérusalem Post, un responsable du ministère des Affaires étrangères, Ido Aharon, a de son côté affirmé “qu’il faut tenter de rectifier l’image d’Israël ”.

 


Le vice ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, en déplacement au Royaume-Uni a donné une conférence à l’Institut international des études stratégiques de Londres  lorsque, il y’a quelques jours,  il a résumé cette situation  en quelques mots   « Nous somme en pleine guerre diplomatique pour l’opinion. Nous devons nous faire entendre de l’opinion publique en général et dans les campus universitaires en particulier. Ces manifestations ne nous feront pas peur. Nous poursuivrons notre lutte pour faire entendre notre point de vue de toutes les tribunes du monde. »

 

 

D’autre part, le département du Ministère  israélien des Affaires Etrangères,  qui s’occupe de combattre l’antisémitisme à travers le monde, a rendu public, en janvier 2010, son rapport 2009 sur l’antisémitisme et l’antijudaïsme dans le monde. Ce dernier affirme que les actes recensés sont en augmentation. Tellement nombreux que c’est là le plus important nombre d’actes depuis dix ans. Une Question : Quel  rôle des médias dans tout cela ? C’est ici la grande interrogation.

 


S’inscrivent dans le modèle sensationnaliste qui prévaut aujourd'hui dans le monde de « l'information », la majorité des médias mettent aujourd’hui à la une l’image d’un Israël cruel. Les juifs sont aussi  toujours présentés de une façon négative.  "L’affaire Aftonbladet" ne faisait que refléter cette situation déjà bien implantée en Europe. L’histoire publiée  cet été dans le quotidien suédois ‘Aftonbladet’ alléguant que des soldats israéliens « récoltaient » les organes de palestiniens  était une occasion  pour inciter à la haine et à la diffamation contre les juifs.

 


Rappelons que pratiquement chaque officiel en Europe a fait de son mieux pour condamner les caricatures  qui ont offensé certains musulmans en portraiturant Mahomet. Mais rare sont les responsables européens qui ont désapprouvé  les fausses accusations de Juifs assassinant d’innocents Palestiniens pour voler leurs organes.

 


 La forgerie de Mohamed al Dura par France 2 depuis septembre 2000, Charles Enderlin de France 2, le père de la forgerie al-Dura, a même reçue  la Légion d’honneur française des mains du président Nicolas Sarkozy.

 


Après celle du tabloïde suédois "Aftonbaladet", une nouvelle accusation de meurtres israéliens au fin de vol d’organes  est s’éclatée  en décembre 2009 .Des récits figurant sur plusieurs sites Web ukrainiens prétendent que, ces deux dernières années, Israël a fait venir dans le pays quelque 25 000 enfants ukrainiens dans le but de récupérer leurs organes.

 

En janvier 2010 et  même quand le gouvernement israélien est sur le front de l’aide médicale avancée qu’il a envoyée au bout du monde – et reçoit de nombreux compliments – il y a des médias  qui  ont profités  de l’occasion pour émettre des messages de haine, sur le dos de ceux qui souffrent à Haïti. Des médias pourris accusent des soldats de la délégation de l’armée israélienne dans la région du tremblement de terre d’être impliqués dans le vol d’organes de leurs patients. Ils ont même fait  usage de cette terrible tragédie à Haïti pour recycler des nouvelles fausses affirmations sur le trafic d’organes par des soldats de Tsahal.

 


La propagande anti-israélienne émanant des lobbies arabes, des gauchistes, écolos et communistes et surtout des medias du fait des ravages. Il n’est pas exagéré d’affirmer que le traitement déformé de l’information par ces medias participent à encourager les bandes islamiques armées opérant depuis Gaza et le sud Liban… qui se complaisent ainsi dans leur interprétation victimaire et pseudo héroïque de faux résistants.  Ils savent que c’est de cette manière qu’ils sont perçus dans le monde, grâce aux câblogrammes frelatés, et cela participe à les galvaniser.

 

 


Ceux qui sèment le mensonge dans tous ces médias sont aujourd’hui les vraies responsables de baril de poudre prêt à exploser. Ils reproduisent mécaniquement les accusations hystériques contre l’Etat juif sans tenir compte sur les conséquences de cette pratique sur les juifs à travers le monde.

 

 


L’exécution médiatique d'Israël à laquelle nous assistons aujourd'hui (sous l’influence des pétrodollars, il faut le dire) créée vraiment  un atmosphère est vraiment délétère pour la diaspora. Le problème réside dans le fait que les médias ne sont pas intéressés par la réalité. Non, ils veulent des martyrs palestiniens et des bourreaux israéliens. Comment voulez-vous que le citoyen lambda, ni juif ni musulman, arrive à se faire une idée juste, objective, saine, d’un conflit qu’on lui sert éhontément déformé, tronqué, truqué ?! Il faut vraiment qu’il soit suffisamment “cortiqué” et motivé pour se faire sa propre idée, et aller pêcher les infos ailleurs que dans les médias de base.

 

 


La propagande anti-israélienne pose aujourd’hui  un certains nombres de problèmes à résoudre  dont  la puissance et de la diversité des images qu’elle déploie, l’uniformisation de la pensée qu’elle introduit, l’exacerbation de l’émotivité qu’elle oppose à la rationalité, la performance des outils  qu’elle utilise , l’émergence d’une sensibilité antijuive qu’elle suscite…

 


Les médias juifs en Europe sont aujourd’hui devant des défis réels. Si Israël se préoccupe particulièrement du fait que les soutiens lui font de plus en plus défaut parmi les jeunes générations d’Europe et des Etats-Unis, c’est parce que il y’a un  manque de communication des médias juifs vis à vis de l’international : Cela inclut non seulement  une faiblesse dans  le travail des relations publiques mais aussi l’absence  d’initiatives qui font la promotion de l’image d’Israël dans la presse, à la télévision et en ligne.

 


L'ignorance et l'indifférence...et la peur... sont les plus grandes ennemies d'Israël et de la Démocratie. Mais je pense que si Israël va jusqu'au bout, elle trouvera du soutien à la condition bien sûr que toutes les données entourant ce conflit soit clairement communiquées aux gens.

 


Ftouh Souhail, Tunis
  
  
  
  

Par ftouh souhail - Publié dans : Europe
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 16:46

 

 

 

 

 

 

La Russie aboie. Mordra-t-elle ?

 

 

Michel Garroté

 

 

Mardi 9 février 2010 – 25 Shevat 5770

 

 

L'OTAN et son élargissement vers les pays de l'Europe de l'Est représentent toujours une menace "sérieuse" pour la Russie, estime aujourd’hui mardi le Secrétaire du Conseil Russe de Sécurité Nikolaï Patrouchev, cité par les agences russes. Comme durant la guerre froide, la Russie autocrate de Poutine et Medvedev prétend que l'OTAN reste son ennemi numéro un. C'est écrit noir sur blanc dans un document rendu public vendredi 5 février. Publié sur le site du Kremlin www.kremlin.ru, repris par RIA Novosti (1), le document met l'OTAN en première place des menaces extérieures, avant la prolifération nucléaire qui se retrouve sixième place et le terrorisme qui se retrouve en dixième place (en clair, l’OTAN menace infiniment plus que le terrorisme, selon la Russie ; prenons-en note).

 

Autres menaces citées dans le document :  les revendications territoriales faites à la Russie et à ses alliés, les tentatives d'"ingérence" dans les affaires internes, les "démonstrations de force militaire" lors d'exercices d'entraînement menés sur des territoires "attenant à ceux de la Russie ou de ses alliés" à des fins de "provocation". La document envisage l'envoi de troupes hors des frontières si "les intérêts de la Fédération et de ses citoyens" (Fédération de Russie)sont menacés. Le document affirme le recours de la Russie aux armes nucléaires en cas de "danger pour son existence", alors que le document précédent, datant de l’an 2000, prévoyait le recours au nucléaire en cas d'agression "massive", et non pas, comme maintenant, en cas de "danger pour son existence". Détail ridicule, l'élargissement de l'OTAN et le projet de bouclier antimissile américain sont qualifiés d'atteintes à la sécurité nationale…

 

(1) http://fr.rian.ru/defense/20100205/186002443.html

 

 

 

 

 

 

 

Par Michel Garroté - Publié dans : Europe
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 20:22

par Jean-Pierre Bensimon, pour Objectif-info, le 20 décembre 2009



 


Il y a à Stockholm une élite et un gouvernement qui se situent très haut dans l’échelle mondiale de la vertu et du droit. Forts de cette conviction, ils ne manquent jamais une occasion de faire savoir à quel point ils détestent Israël. Ils dénoncent à longueur de temps les violations des droits de l’homme commises par Tel-Aviv, les crimes de guerre de son armée, les spoliations de ses colons, la duplicité de ses dirigeants. Qui irait soupçonner leurs incontestables convictions ?

 


En 2006, le gouvernement suédois décidait de renoncer à participer à des manœuvres militaires européennes pour ne pas souiller morale et honneur en entretenant quelque relation que ce soit avec l’armée israélienne. C’est que la force d’âme de ses membres est inégalable. En janvier 2004 ils organisaient déjà une exposition autour du thème du génocide où était exposée une œuvre de Dror Feiler à la gloire d’une grande palestinienne, Hanadi Jaradat, qui avait commis trois mois plus tôt un horrible attentat terroriste dans un café d’Haïfa, tuant 22 personnes dont beaucoup d’enfants. D’immenses portraits de la grande palestinienne, preuves de cette hauteur et de cette humanité typiquement suédoises, s’étalaient en même temps dans le métro de Stockholm.

En 2006 donc, faute de fréquenter les Israéliens dans un exercice militaire européen, les Suédois participaient à d’autres manœuvres, déroulant le tapis rouge à des représentants du Hamas en compagnie desquels ils pouvaient, cette fois encore, attester de leurs penchants infaillibles pour les droits de l’homme, et réviser leurs gammes en matière d’humanisme et de démocratie. C’est dans cet esprit que trois ans plus tard, ils refusaient farouchement de recevoir Avigdor Liberman, le ministre des affaires étrangères du gouvernement très démocratiquement élu d’Israël.

En mars 2009, le sort a voulu que la Suède soit tenue de recevoir l’équipe de tennis d’Israël à Malmö pour un match de coupe Davis. Elle s’exécuta mais en décrétant que le match se jouerait à huis clos, c'est-à-dire dans une enceinte fermée au public, pour éviter sans doute au public suédois toute contamination de ce partenaire équivoque.

Quand au mois d’août le quotidien suédois Aftonbladet publia son article accusant Israël de prélever et de vendre les organes des Palestiniens tombés sous ses balles, en soulignant qu’il ne détenait aucune preuve de ce qu’il avançait, le gouvernement suédois commença par récuser les déclarations de son ambassadrice en Israël, Elisabet Borsiin Bonnier, qui avait estimé publiquement que cet article de presse était "choquant" et "consternant". Ensuite, au nom de la liberté d’expression, le même gouvernement refusa d’exprimer lui-même la moindre réserve sur les allégations du grand quotidien national. Le ministre Carl Bildt annula par la suite sine die, toute visite en Israël pour ne pas avoir à répondre aux questions qui allaient lui être posées

Dans la même veine, assurant la présidence tournante de l’Union européenne, la Suède soumettait le 7 décembre dernier aux 27 ministres des affaires étrangères européens une résolution préconisant la reconnaissance officielle de la division de Jérusalem et d’un état palestinien. La Suède portait ainsi son dernier coup à Israël, le plus violent qui soit, avant l’expiration de ses six mois de présidence,au terme de l’année civile. L’initiative était malhabile car elle enlevait tout contenu aux négociations entre les parties et instaurait, par un coup de force juridique, une situation d’affrontements sans aucune issue diplomatique. L’assemblée des ministre récusa le projet suédois, préférant poursuivre sa politique coutumière de pressions toujours accrues sur Israël, sans poser d’acte juridique nouveau aux conséquences imprévisibles.

Le ministre suédois des affaires étrangères, Carl Bildt, profondément courroucé par le désaveu de ses pairs, se mit alors à accuser Israël de vouloir introduire de la division entre les membres de l’Union européenne. Israël était coupable d’avoir dans cette affaire des intérêts nationaux majeurs et d’en avoir fait part à l’Europe. Il aurait fallu selon lui qu’il se laisse égorger sans dire mot, ce qu’obtinrent en leur temps des Juifs européens, par d’autres moyens, les participants à la conférence de Wansee. Mais les temps ont changé.

Inutile de dire que tous les votes de la Suède au Conseil des droits de l’homme de Genève et à l’ONU condamnent Israël dans le sillage des majorités automatiques détenues par les pouvoirs théocratiques et autoritaires arabes, associés aux dictatures du tiers monde et à leurs obligés.

Comment expliquer cet acharnement suédois? On peut évoquer de profonds sentiments antisémites. Le nazi arabe Ahmed Rami, réfugié en Suède depuis sa fuite du Maroc a pu créer dans ce pays une station de radio, Radio islam, où l’on exposait quotidiennement les enseignements de Mein Kampft et des Protocoles de Sages de Sion. Il a fallu des années pour que la station soit interdite (la position internationale de la Suède devenait insoutenable). Mais ledit Ahmed Rami peut continuer son œuvre pédagogique depuis la Suède en utilisant cette fois le support d’Internet.

En 2006, le quotidien Göteborgs-Posten titrait : "La haine des Juifs est parmi nous". Un sondage venait de révéler que 41 % des 5.000 personnes interrogées avaient une opinion totalement ou partiellement négative des Juifs, et un Suédois sur quatre souhaitait ne jamais voir un Juif devenir Premier ministre. Il confirmait la vitalité en Suède de tous les préjugés sur le Juif cupide ou sur la conspiration mondiale des Juifs.

Cela ne devait pas empêcher les Suédois de compter parmi leurs compatriotes deux des plus éminents « Justes » de la seconde guerre mondiale, Johan Valentin Anger et Raoul Wallenberg, diplomates à Budapest, qui sauvèrent héroïquement, au péril de leur vie, plusieurs dizaines de milliers de Juifs hongrois en les faisant passer pour des Suédois expatriés.


Cependant l’énigme demeure : pourquoi un pays situé à plusieurs milliers de kilomètres d’Israël, qui n’a strictement aucun conflit d’intérêt économique, territorial ou stratégique avec lui, voue-t-il à l’état juif encerclé par des ennemis féroces et impitoyables, une détestation aussi constante et aussi virulente ? La seule hypothèse qui vaille d’être explorée, c’est l’explication par la pression de sa minorité arabe immigrée, peut-être aussi par l’influence internationale des dictatures autocrates musulmanes. Ajoutez-y les vieux préjugés, tournez le tout dans la marmite pestilentielle des média du cru, et vous aurez la Suède de carl Bildt, le phare de l'antisémitisme contemporain en Europe. 

La vidéo ci-dessus, un reportage de CBS News traduit par DEG, illustre la situation intérieure de la Suède sous cette double influence.

http://www.objectif-info.com/index.php?id=1303
Par Rachel Franco - Publié dans : Europe
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 07:43

La Belgique est condamnée à payer plus de 2 millions et demi d’euros à David Sofer pour la villa Salamé. L’Etat a refusé de comparaître devant le tribunal de district de Jérusalem
 par Renée-Anne Gutter pour lalibre.b ( Mis en ligne le 15/12/09 )

Israël

Trente ans de loyers

Cela a pris près d’un an. Mais ce lundi, le tribunal de district de Jérusalem a définitivement tranché : la Belgique devra payer.

Elle devra notamment s’acquitter de tout le montant exigé par l’homme d’affaires israélien, David Sofer, pour les arriérés de loyers impayés de la villa Salamé à Jérusalem. En l’occurrence, plus de 2 millions et demi d’euros pour la location de cette élégante maison de maître palestinienne qui est occupée depuis plus de 60 ans par le consulat général de Belgique et abrite aujourd’hui sa résidence officielle.


Le jugement du tribunal israélien a été donné in absentia, la Belgique ayant refusé de comparaître. Comme ils nous l’ont expliqué, les avocats de M. Sofer, Me Eli Mordehaï et Me Moché Shiloni, vont exiger de la Belgique qu’elle s’y plie. Et cela, dans un délai qu’ils n’ont pas encore fixé, mais qu’ils ne comptent pas étendre au-delà de "quelques semaines".


En cas de refus de la part de la Belgique, ils comptent obtenir de la Justice israélienne un ordre d’exécution pour la saisie de biens belges. Ils n’ont pas voulu nous préciser s’ils iront jusqu’à viser des biens sur le territoire belge. Pour l’heure, ils préfèrent espérer que la Belgique paie son dû conformément à la décision du tribunal de ce lundi.


Bijou architectural de Jérusalem, la villa appartenait à la riche famille palestino-chrétienne des Salamé, qui en avaient fait le salon mondain de la Jérusalem judéo-arabe sous le mandat britannique des années 1930. Mais en 1948, à l’approche de l’établissement de l’Etat juif et de la première guerre israélo-arabe, le père de famille, Constantin, la loue à la Belgique avant de s’exiler. Située dans la Jérusalem-Ouest juive, la villa est bientôt confisquée par l’Etat d’Israël dans le cadre de sa mainmise sur tous les biens arabes restés en territoire israélien après la fuite - forcée ou volontaire - de leurs propriétaires palestiniens.


Comme l’ensemble de la communauté internationale, la Belgique ne reconnaît pas ces confiscations. Jusqu’au début des années 1980, elle continue à s’acquitter de loyers aux Salamé. Israël ferme les yeux.


Au début des années 1980, expatrié en Egypte, Constantin Salamé vend sa villa à l’Etat d’Israël. Contraint et à perte, arguent ses descendants. En 2000, l’Etat d’Israël cède la villa à David Sofer en propriété emphytéotique. A condition toutefois que celui-ci n’inquiète pas ses occupants belges.
Or, la Belgique refuse de reconnaître les droits de M. Sofer sur la demeure, vu qu’ils découlent d’une confiscation contestée dès le départ.


Ainsi, depuis près de 30 ans, la Belgique ne paie plus rien à personne. Elle a beaucoup investi, toutefois, dans la remise en état et l’embellissement de cette perle art déco.

Après d’inlassables requêtes auprès du gouvernement israélien et de la Cour Suprême israélienne pour obtenir le plein exercice de son titre de propriété, M. Sofer se voit finalement autorisé en décembre 2008 à poursuivre la Belgique en justice. Mais uniquement pour obtenir des loyers. Pas pour déloger les locataires.


Début 2009, la Fondation Sofrime de M. Sofer dépose plainte contre la Belgique au tribunal de district de Jérusalem. En mai, le ministre des Affaires étrangères d’alors, Karel De Gucht, informe Israël que la Belgique ne comparaîtra pas. Non seulement elle rejette les droits de propriété dont se revendiquent Israël et M. Sofer, mais elle conteste aussi la compétence des tribunaux israéliens. Car à l’exemple de la plupart des pays occidentaux, elle se réfère jusqu’à ce jour à Jérusalem - Ouest et Est confondues - non comme la capitale d’Israël, mais comme le corpus separatum déclaré par les Nations unies en 1947, où Israël n’a pas souveraineté.


Début juin, les avocats de M. Sofer demandent donc au tribunal de district de condamner la Belgique par défaut. En juillet, le tribunal demande l’avis du conseiller juridique du gouvernement israélien. Le conseiller refuse de s’en mêler, recommandant que les parties s’arrangent à l’amiable. Le tribunal donne un ultime délai de comparution à la Belgique. Mais celle-ci reste absente. Depuis ce lundi, elle est donc condamnée à en payer le prix.
http://www.lalibre.be/actu/international/article/549377/trente-ans-de-loyers-impayes.html

Par Rachel Franco - Publié dans : Europe
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 17:31

   
   
  

   
   
  
Michel Garroté
  
Mercredi 9 décembre 2009 - 22 Kislev 5770
  
Israël appelle l'UE à partager Bruxelles

  
Les ministres israéliens ont choisi de rester flous dans la définition d'un futur État flamand. Israël appelle l'Union européenne à partager Bruxelles comme capitale conjointe de deux États wallon et flamand, dans un appel urgent à la négociation lancé mardi par les ministres israéliens. Au risque de braquer Baroso et les partisans de l'unité de la ville sous férule belge, les ministres israéliens assurent qu'ils «ne reconnaîtront aucun changement autre que négocié». La seule voie d'une paix véritable est une négociation «pour résoudre le statut de Bruxelles comme future capitale de deux États», écrivent les ministres dans leurs conclusions.
   
  

   
  
Une première mouture du texte, formulée par Israël, était encore plus directe. Elle désignait Bruxelles-Est comme la capitale d'un éventuel État flamand. Face au tollé déclenché en Europe, Israël a finalement arrondi les angles. Israël laisse aux intéressés et à une hypothétique négociation le soin d'en décider. Israël se ménage aussi une porte de sortie si Wallons et Flamands s'accordaient sur une autre solution. Le même souci d'apaisement justifie le flou dans la définition d'un futur État flamand. Le projet israélien précisait qu'il devait inclure la Flandre, les enclaves flamandes en Wallonie et Bruxelles-Est. Le texte final retient qu'il devra être «indépendant, démocratique, contigu (de la Wallonie) et viable».
   
  

   
  
Là encore, Israël veut éviter d'envenimer la discussion avant même qu'elle commence et laisser toute latitude aux Wallons comme aux Flamands. La formulation a fait l'objet d'intenses débats entre les ministres israéliens. Le chef de la diplomatie israélienne, Lieberman, a voulu voir dans la polémique avec la Wallonie la preuve que «la voix d'Israël porte». Son homologue de la Défense Barakat estimait au contraire que «décider ici à Jérusalem ce que doit être le statut de Bruxelles serait plutôt frustrant pour les négociateurs» . Au bout du compte, la diplomatie européenne s'est «félicitée que la voix d'un État responsable et équilibré, Israël, a prévalu» à Jérusalem. De son côté, un conseiller des Flamands a relevé «un pas positif, même si nous espérions quelque chose de plus fort et de plus clair» de la part d'Israël en faveur d'un État flamand avec Bruxelles-Est comme capitale.
  
  

   
   
   
  
  

Par Michel Garroté - Publié dans : Europe
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