Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 19:37
A intervalles réguliers, des hommes politiques désorientés et d’autres responsables dépassés organisent des conférences afin d’essayer de comprendre pourquoi la Hasbara ne réussit pas et pourquoi Israël ne parvient pas à faire entendre son point de vue. Comme toujours, on leur suggère de recourir davantage aux cabinets de conseil en relations publiques, de trouver des manières innovantes de faire passer leur message, d’utiliser l’Internet de façon plus astucieuse, et, bien sûr, cette éternelle tarte à la crème : présenter une nouvelle image d’Israël. Naturellement, ils suivent ce conseil, mais avec pour seul résultat d’organiser une nouvelle conférence un an plus tard, afin d’essayer de comprendre pourquoi rien n’a changé.


La réponse est assez simple. Une opération de relations publiques pour se défendre, c’est comme une guerre défensive, ce n’est jamais efficace. Or, dans les relations publiques comme sur le champ de bataille, cela fait maintenant plusieurs décennies que les Israéliens sont sur la défensive. Résumé en une seule phrase, le message d’Israël donne ceci : « Nous n’avons rien fait de ce dont on nous accuse ». C’est le genre de message qu’on s’attend à entendre dans la bouche d’accusés lors d’un procès pénal, et c’est le genre de message qui n’impressionne personne. Son seul effet est de susciter un débat sur la validité des accusations mêmes, soit l’équivalent, en termes de relations publiques, de ce qu’a été Stalingrad pour le front russe.

La récente affaire Aftonbladet [1] est l’exemple même d’un scénario démontrant que la stratégie défensive d’Israël en matière de relations publiques est vouée à l’échec, encore et toujours. Le tabloïd suédois, Aftonbladet, a publié un article dont l’auteur prétendait que des soldats israéliens tuaient des Arabes palestiniens pour prendre leurs organes. Le gouvernement israélien a déclaré que cet article ne présentait aucune preuve, que rien de tel ne s’était jamais produit, et il a exigé un démenti du journal et sa condamnation par le gouvernement suédois. Le seul résultat qu’Israël ait obtenu a été de faire connaître au monde cette fausse allégation et de susciter ainsi un débat sur le point de savoir si les soldats israéliens tuaient ou non des Arabes palestiniens pour s’emparer de leurs organes. Il ne restait plus à l’auteur de l’article, ravi de sa notoriété toute fraîche, qu’à aller plus loin encore dans ses allégations [2] et à entreprendre une tournée dans le monde arabe. Quant aux propagandistes gauchistes, ils ne peuvent que rire de la tournure prise par les événements, car, une fois de plus, Israël s’est fait pigeonner en entrant dans le jeu, perdu d’avance, de s’expliquer publiquement en position défensive.

Toute guerre défensive est une réaction passive. Depuis vingt ou trente ans, Israël s’épuise à ne faire que réagir. Par réagir, je veux dire qu’Israël continue à répondre aux attaques dont il est l’objet au lieu de reprendre l’offensive. Lors de la guerre des Six-Jours, Israël avait réagi au plan d’attaque de Nasser en le devançant et en passant à l’offensive. Résultat : Israël a connu son heure de gloire. Lors de la guerre du Kippour, Israël a attendu passivement, et il a failli être détruit.

Peut de pays peuvent se permettre de se limiter à réagir et à se défendre, et Israël moins que tout autre, car il est dépassé en nombre par des ennemis plus grands et plus nombreux qui peuvent l’avoir à l’usure en recourant simplement à  la force brute. Et c’est exactement ce qui se passe, aussi bien dans les médias que sur le champ de bataille. La campagne de terrorisme planifiée, financée et menée d’abord par l’URSS, puis par le monde arabo-musulman, a laminé Israël, militairement et politiquement.

Les plus grandes ressources d’Israël étaient sa capacité d’innovation, sa mobilité et son génie, des qualités exploitables surtout dans une offensive. Mais Israël est resté sur la défensive, ne cessant de battre en retraite, d’abandonner le territoire physique et idéologique à ses ennemis, tout en se demandant combien il devait céder encore pour arrêter l’hémorragie, ce qui est précisément le type de réaction qui ne peut que l’acculer encore davantage à la défensive.

Israël veut une solution au conflit. C’est aussi ce que veulent ses ennemis, tant dans le monde musulman qu’à gauche et à l’extrême droite. Une solution finale. Chaque tentative d’Israël de proposer une solution n’a abouti qu’à le rapprocher de cette solution finale. Plus Israël a voulu montrer sa bonne volonté, plus il s’est trouvé acculé à la défensive. L’objectif des gouvernements israéliens successifs n’est plus d’être une grande nation ni une nation forte, mais d’être une nation qui plaise à tout le monde.

Le problème, c’est que "tout le monde", c’est un milliard de musulmans et un nombre important de gauchistes qui considèrent l’existence même d’Israël comme une offense à leurs convictions profondes. Et puis, il y a les intérêts commerciaux des Occidentaux, qui croient que les Arabes seraient bien plus aimables avec eux s’il n’y avait pas Israël entre eux. Et la Russie, qui entretient des guerres au Moyen-Orient comme un jardinier entretient ses fleurs. Enfin, il y a le reste du monde, qui n’est pas trop porté à embrasser la cause de perdants qui ne cessent de s’excuser d’exister et coupent leur pays en morceaux pour gagner la faveur de terroristes qui tentent de les faire disparaître de la surface de la terre.

Pour résumer le problème en termes simples, plus Israël se met sur la défensive, plus il s’affaiblit, non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan politique. Les conflits de réaction sont extrêmement épuisants. Ils obligent à veiller constamment à l’éventualité d’attaques, puis à s’efforcer de les contrer. Dans ce genre de scénario, l’avantage est toujours à l’attaquant, qui dispose de plus de temps pour préparer son offensive, et de plus d’espace pour se retirer en cas d’échec.

Frapper et disparaître dans le désert, puis frapper à nouveau, telle était la stratégie classique de pillage des brigands arabes, parmi lesquels un charmant coupeur de têtes nommé Mohammed. Au temps du Mandat britannique, le général anglais Orde Wingate, qui devait jouer un grand rôle dans l’élaboration de la doctrine des futures forces de défense israéliennes, répondait à ces attaques en allant combattre l’ennemi avec de petites unités mobiles et rapides et garder ainsi l’initiative de l’offensive.

Le passage suivant, tiré du site officiel consacré à Wingate, explique cela très bien :

Bien qu’impressionné par le dévouement et l’esprit de sacrifice qui régnaient au sein de la Haganah, Wingate était exaspéré par le caractère défensif des forces juives. Il se rendait compte qu’elles ne pourraient pas stopper la violence avec leurs tactiques défensives et leurs fortifications. Par sa politique de modération, la Haganah abandonnait l’initiative et la mobilité aux combattants arabes.

Les Britanniques essayaient de compenser cela par une défense active avec des opérations mobiles de ratissage et de frappe, et le maintien d’importantes positions statiques pour conserver un contrôle gouvernemental efficace. Des colonnes mobiles et des patrouilles étaient envoyées pour traquer les rebelles partout où ils se terraient. Les mouvements et les actions des Britanniques sont cependant devenus répétitifs et réguliers. Avec un ennemi souvent impossible à distinguer de sa base de civils et des troupes souvent stationnées près des zones arabes peuplées de civils, "il était difficile de garder secrètes des opérations menées dans un milieu largement hostile, si bien que l’élément de surprise était perdu ; en même temps, obtenir une information fiable sur l’ennemi était  difficilement possible."

A propos d’une importante intervention des forces britanniques, un responsable juif fit ce commentaire :

« Ils franchissaient les collines et les vallées, et apparaissaient finalement avec quelques pistolets turcs rouillés et quelques cartouches vides [...] Les bandits arabes n’avaient qu’à dissimuler leurs armes et se mêler à la population des villages. Non seulement la formidable armée britannique ne trouvait absolument rien, mais elle se discréditait et se ridiculisait aux yeux de toute la population. »

En 1938, le général Archibald Wavell, commandant intérimaire des forces britanniques en Palestine, fut obligé de reconnaître que de telles actions, de même que les bombardements aériens, avaient seulement « un effet temporaire ».

Wingate envisageait de petites unités mobiles de volontaires triés sur le volet, qui combattraient de façon agressive et  non conventionnelle [...]

« Il n’existe qu’un moyen d’affronter cette situation : c’est de convaincre ces bandes qu’avec leurs raids crapuleux, ils ont toutes les chances de se retrouver face à une coalition étatique déterminée à les détruire, non par des échanges de coups de feu, tirés à distance, mais par un assaut physique avec des baïonnettes et des bombes. »

La nouvelle unité devait porter la guerre chez l’ennemi, lui ôter l’initiative et le déstabiliser. Il s’agissait donc de

« créer dans leur esprit la conviction que les forces gouvernementales agiraient la nuit et sauraient les surprendre dans les villages ou dans la campagne ».

Ce serait une force constituée de Britanniques et de Juifs agissant sous son commandement et se déplaçant principalement la nuit dans les zones de combats, forte des alliés de la nuit : la tromperie, la surprise, le choc.

Depuis, Israël a oublié les leçons de Wingate qui avaient permis à Tsahal de devenir cette force redoutable qu’elle était. Israël en est revenu aux fortifications et aux sentinelles... et au modèle des troupes d’assaut britanniques qui accomplissaient dans le désert des démonstrations de force aussi spectaculaires que totalement inutiles. Et cela est vrai non seulement d’Israël, mais également des États-Unis depuis 2004.

Avec des tactiques défensives, on ne peut pas gagner. On ne peut que perdre son sang. Et Israël perd cruellement son sang. Ce pays qui avait réussi Entebbe, qui était allé sauver des otages sur un autre continent, n’est même plus capable de sauver un seul de ses soldats retenu en captivité à l’intérieur de ses propres frontières. Ce pays, autrefois salué comme un symbole de résurrection, a été diabolisé dans le monde entier. Et le pire, dans tout cela, c’est qu’Israël est resté passif et a laissé faire.

Israël est trop petit pour pouvoir continuer de perdre son sang indéfiniment. Ses soldats et sa population n’en peuvent plus de devoir toujours être sur le qui-vive et attendre continuellement d’être attaqués. Ses citoyens et ses défenseurs dans le monde entier se lassent de devoir répondre à des accusations toujours plus grotesques. Cela ne peut pas durer éternellement. Les dirigeants israéliens l’ont compris, mais ils n’en ont pas tiré les bonnes leçons et ont décidé d’aller encore plus loin dans la défensive en négociant avec l’ennemi. Ils se sont trompés. Lourdement.

Pour survivre face à des ennemis plus grands que lui, un petit pays doit être prompt à l’attaque, il doit être craint, il doit jouer sur l’effet de surprise et cultiver sa réputation d’avoir des capacités surhumaines. Israël a été comme cela autrefois. Maintenant, il n’en reste plus rien. Mais s’il veut survivre, il faut qu’il retrouve toutes ces caractéristiques.

Le problème d’Israël, ce n’est pas le terrorisme mais la défensive. Israël possède la capacité de détruire toute organisation terroriste à l’intérieur de ses frontières en l’espace d’un mois. Israël n’a pas vraiment un problème de relations publiques. Son problème provient d’un conflit continuel avec des organisations terroristes qui ont de nombreux sympathisants à l’étranger. Qu’il détruise les organisations terroristes, qu’il reprenne le contrôle des territoires contestés, et ce problème de relations publiques ne sera plus qu’une fraction de ce qu’il était. Plus important : le problème perdra sa signification.

La guerre médiatique contre Israël, la guerre juridique et les diverses autres formes de guerre asymétrique nécessitent un investissement en ressources. Pour qu’il soit intéressant d’investir dans ces ressources, il faut que ce soit visiblement payant. Plus Israël reste sur la défensive, plus ses ennemis obtiennent des gains territoriaux et politiques, et plus ces tactiques semblent payantes. Inversons ce scénario, et ces ressources seront réinvesties ailleurs, faute de produire des résultats tangibles.

Il a été démontré que les techniques utilisées par Israël contre le terrorisme ne changeaient pas grand-chose à la manière dont il était diabolisé. Que les tanks israéliens fracassent l’enceinte d’Arafat, ou qu’Israël construise une clôture frontalière défensive et non-violente, il est toujours diabolisé de la même manière. Il en est ainsi parce que la diabolisation n’est pas une réponse morale à une politique particulière, mais un état d’hostilité permanent dirigé contre Israël pour soutenir les terroristes musulmans et marxistes. Le seul moyen de mettre fin à cette diabolisation consiste à supprimer sa motivation, c’est-à-dire à supprimer les terroristes.

Les accords d’Oslo n’ont nullement atténué la diabolisation d’Israël dans le monde. Au contraire, après une brève lune de miel, ils l’ont aggravée de façon significative. En effet, on se rapprochait du but recherché. C’est que plus Israël faisait de compromis, et plus sa position au plan international se détériorait. En faisant des compromis, Israël montrait sa faiblesse à ses ennemis comme à ses alliés, si bien qu’il encourageait les premiers et qu’il amenait les derniers à réévaluer sa capacité de survie. Plus Israël  a été sur la défensive, plus le terrorisme et la diabolisation d’Israël sont devenus terribles. C’est tout à fait naturel. Quand on bat en retraite, le feu de l’ennemi n’en devient que plus nourri.

Pour beaucoup de Juifs, d’Israéliens et de sympathisants, qui voient en Israël une nation luttant contre la terreur marxiste et islamiste, le problème semble impossible à résoudre. Politiquement et militairement, la situation est un nœud gordien, fait de complexités enchevêtrées. Il faudrait un Alexandre ou un Wingate pour trancher ce nœud. Les problèmes que rencontre Israël sur le plan médiatique et sur le plan militaire trouvent leur origine dans une stratégie défensive suite à laquelle le pays s’est retrouvé pris dans ce nœud gordien. Pour survivre, Israël doit prendre l’offensive, trancher le nœud et assurer son propre salut, ou périr étouffé par ce nœud dans lequel ses ennemis l’ont enserré.

 

Daniel Greenfield


© Sultan Knish
 
http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17361-145-7-israel-perd-guerres-militaires-mediatiques-daniel-greenfield.html#

Blogue d´origine Sultan Knish, 22 septembre 2009

Texte original anglais : Why Israel is Losing the Military and Media Wars
Traduction française : Marcoroz
, pour upjf.org



Par Rachel Franco - Publié dans : Israël
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Commentaires

Les Juifs ne sont pas un peuple belliqueux aussi les dangers actuels sont moins physiques que du temps des kibboutz. C’est le résultat du modernisme, de la consommation et de l’abondance. Les Juifs ont de la difficulté à être méchants, retords, haineux… De surcroit ils ont une méfiance exacerbée par l’histoire et se méfient à juste titre des alliés en sachant très bien que l’amitié est un mythe en politique. Enfin la diaspora est majoritairement de gauche dans les démocraties et pratiquement inexistante dans les autres pays ce qui ne favorise pas les opérations de relations publiques. Il est déjà difficile pour un soldat de répliquer quand on lui tire dessus alors lui demander de prendre l’initiative de traquer, débusquer et éliminer presque à froid un ennemie représente un obstacle psychologique hors du commun. La Shoah est déjà loin et le risque nucléaire trop hypothétique.           

Commentaire n°1 posté par -YMS- le 01/11/2009 à 02h40
Cette analyse est plus que pertinente, elle est d'une grande lucidité.
Si les politiques et hauts gradés ne réagissent pas et ne reviennent pas aux fondamentaux, la survie d'Israël ne sera que de 2 ou 3 decennies.
Lorsque les terroristes sentent une baisse de motivation, ils s'enhardissent.
Un exemple, lors des attentats au Liban, contre les troupes françaises et américaines, ces pays ont quitté le pays.
Résultat, dans les 2 années suivantes, des attentats ont eu lieu en France. 
Commentaire n°2 posté par jean claude le 01/11/2009 à 10h57
Tout à fait d'accord ! Au point où la situation en est, la défensive ne sert à rien, au contraire ! Il faut utiliser les moyens disponibles pour écraser totalement l'adversaire sans réticence. Il n'y a que cela qui inspire le respect. Toute retenue dans les actes défensifs est contreproductive !
Quant à l'antisémitisme en Europe, il provient de la masse électorale des nouveaux Européens musulmans ! Les partis traditionnels, désormais dépourvus d'une quantité suffisante d'électeurs traditionnels à cause de la dénatalité, croient devoir se disputer ce nouvel électorat particulièrement disparate, incohérent, mais influençable.
Alors, cette surenchère stupide des partis de gauche, qui sont traditionnellement pour l'ennemi de l'ennemi (attitude matérialiste à courte vue comme tout ce qui gauchiste et matérialiste) provoque ce semblant d'antisémitisme !
Nous avons, malheureusement, en Wallonie et en France, les deux partis socialistes les plus rétrogrades du monde et cela nous immobilise et nous encombre ! Ils sont intelligents seulement pour ce qui concerne leurs intérêts égoïstes. Rien d'autre ne les intéresse.
Commentaire n°3 posté par Senec le 01/11/2009 à 11h16
Faux !
Israël n'a jamais été aussi fort , et a un grand capital de sympathie dans le monde entier ...
Et puis ce n'est pas la quantité qui compte ...mais la qualité ... et à ce niveau Israël reste en tête ...
L'opinion publique française est majoritairement pro Israël ... mais elle reste encore silencieuse mais n'en pense pas moins ...
La communauté juive en France doit rester en alerte, et ne rien laisser passer ...
Elle doit de défendre en France avec autant de vigueurs qu'enIsraël ...
Aide toi et le ciel t'aidera ...On ne craint pas pour Israël ....
Quant à la guerre médiatique ... je ne vois pas de défaites ...
même si les ennemis sont nombreux et braillent fort ....
mais bon...
N'empêche qu'Israël est pour l'instant un magnifique succès 
cqfd



 

Commentaire n°4 posté par Elie ... le 01/11/2009 à 13h19
@Elie

Vous m’avez convaincu, je trouve le texte trop alarmiste même s'il y'a beaucoup de vrai, quant a l'élimination d'Israël par les quelques bandes de terroristes, c'est une plaisanterie, pour quelle raison les Israéliens se laisseront-ils battre sans réagir, en cas de danger, Israël saura faire le nécessaire pour anéantir ses ennemis.

Une chose est vrai l'armée Israélienne doit reconstituer les troupes de commandos capable de faire des exploits inattendus.

Aucun état au monde n'oserai s'attaquer a Israël sans courir le risque d'être anéanti, ça, nos ennemis ne le savent que trop bien.

Israël hélas, na aucune chance de gagner la guerre médiatique, ces ennemis aimeraient qu'Israël se lance aveuglement dans ce jeu en dépensant des milliards et abandonne l'essentiel qui le renforcement constant de son armée, Israël doit rester puissante pour les siècles a venir jusqu'a qu'il se produise un changement radical dans le proche et moyen orient.

Commentaire n°5 posté par Esaïe le 01/11/2009 à 18h30
Cette analyse est malheureusement excellente. Israel a perdu de sa capacité dissuasive et la remise en cause de sa légitimité est une constante désormais dans des pays occidentaux autrefois respecteux de ses capacités innovantes et de ses valeurs morales. Aujourd'hui, Israel apparait comme l'agresseur, qui emploie les mêmes méthodes que tous. Les médias aiment montrer du "sang" et ne cherchent pas qui a tord ou raison.

Comment en est-on arrivé là en quelques décennies ?

Plusieurs facteurs expliquent ces faiblesses :
1) la volonté de se faire accepter à tout pris par la communauté internationale,
2) une américanisation des mentalités et des comportements,
3) le changement de génération au sein de l'armée,
4) une fatigue compréhensible de la population...
5) une armée apparaissant "craintive" ou la moindre perte devient insupportable (électoralement) et une population placée en première ligne au lieu d'être protégée.

Au final, même si sur le plan théorique Israel n'a jamais été aussi fort économiquement, en population et en moyens militaires, en recherches, et en innovation... sur le plan "stratégique" on a une impression de "logique floue" et de passer son temps à réagir au lieu d'agir. La perte de géants comme Rabin ou Sharon n'a pas été compensée. Heureusement, les ennemis d'Israel font des erreurs pour l'instant... ce qui laissera le temps de réagir.

Pour rebondir, il faut examiner et éliminer les causes :

- Faire en sorte que l'armée attire les élites en mixant études payées et services militaire,
- Reprendre les anciennes recettes : frapper fort la ou cela fait mal. Les ennemis d'Israel comprendront le message.
Etre irréprochable au niveau humanitaire. Mais, les Israeliens savent bien mieux que nous ce qu'il y à faire.
Commentaire n°6 posté par Claude le 01/11/2009 à 19h44
Parfaitement bien analysé.
A Elie, je dirai que si Israël est un Etat fort (relativement à sa petite taille), plein de "victoires" scientifiques, économiques, culturelles, etc... c'est parfaitement exact mais ce sont là les "victoires" d'un Etat vivant en paix (avec le monde des démocraties).
Ces succès sont paradoxalement dangereux car une part des israéliens n'en perçoivent plus la précarité extrême de leur pays.
Pour Israël en guerre - parce qu'Israël est en guerre permanente, assiégé et agressé par des ennemis voués à sa perte dans tous les cas de figure - sa quête de la paix, sa volonté de négocier, sa politique de bonne foi, face à de tels ennemis est une approche vaine. Tous les pas faits sur cette pente savonnée le rapproche de sa perte.
Ses adversaires n'accepteront le fait juif que lorsqu'ils auront perdus tout espoir de parvenir à leurs fins.
Seule l'initiative et l'intransigeance lui permettront de faire face. Sur le plan politique et de la communication comme sur le plan militaire. 
Commentaire n°7 posté par barakat le 01/11/2009 à 20h52
@ Barakat...
Vous êtes bien naïf ...
Les Israéliens n'auront jamais la paix tant qu'il y aura un musulman vivant sur Terre   ..il faut vous le mettre dans l'esprit et voir la vérité en face ...
Si la population israélienne dort sur ces lauriers ... n'y a t"il pas un homme politique courageux .. du genre Avigdor ...pour faire des piqures de rappel.....
Pauvres Israéliens condamnés à rester pour toujours sur le qui vive ... 
Votre Yavé ne vous a pas fait un cadeau avec de tels voisins ... ah que non mais on ne choisit jamais ses voisins ....
Bref, prenez exemple sur ces braves garçons du Bétar notamment en France , ..
et faites honneur à vos ancêtres en ne faisant jamais confiance à vos ennemis même s'ils semblent gentils, sincères et la main sur le coeur ...et méfiez vous aussi de  vos pacifistes et des  goys aussi , prêts à vous trahir par lâcheté pour avoir un semblant de paix ...Le diable semble toujours sympathique ...
Bref, vous ne pouvez compter que sur vous mêmes ...
Et si vous voulez la paix, soyez toujours prêts au yeux du monde pour la guerre ...car si vous êtes en paix actuellement , c'est parce que vous avez la renommée d' êtres les plus forts..Continuez à être  forts et ne faites confiance à personne ...et que votre dispora agisse sans relâche toujours aussi  efficacement dans le monde ...
Que Dieu bénisse Israël ...
cqfd
 
Commentaire n°8 posté par Elie ... le 02/11/2009 à 14h19
Oui, très bonne analyse, et qui correspond plus à ma manière de voir les choses que la thèse de René Girard, développée dans "Achever Clausewitz", selon laquelle il faut éviter d'aller vers la guerre totale où la survie de la planète est en jeu, en évitant  de vouloir écraser totalement l'adversaire,  - le sentiment de jouer son existence décuple sa réaction - au lieu de chercher à le vaincre "à la chinoise", en n'engageant la bataille que quand on est sûr de gagner. Les escalades mènent aux extrêmes, qui se terminent par la destruction générale,...

Sa hantise est la mimésis qu'il veut positive et non négative (imitation de la bellicosité de l'adversaire). J'ai essayé de comprendre comment le refus de cette bellicosité pouvait désarmer l'ennemi, je n'ai pas trouvé.
Girard se réclame clairement du christianisme. J'admets facilement que l'exemple d'un homme qui préfère être tué que de tuer est le symbole d'un refus de la violence, laissée à l'agresseur. Mais concrètement, la violence ne disparaît pas, le non violent est tué. Alors être tué pour être tué...

Cela ne l'empêche pas d'admettre qu'il ne faut pas refuser la guerre lorsqu'on ne peut faire autrement. Et le rappel des méthodes passées de Tsahal est très intéressant pour montrer qu'elles ont justement empêché cette montée aux extrêmes qu'il redoute.

La mention de Girard est intéressante, car il est professeur à Stanford et jouit, paraît-il, d'une très grande notoriété aux EU.
Commentaire n°9 posté par Jeanne le 02/11/2009 à 14h29
Pour les adeptes de la non-violence, je ne suis pas contre à condition qu'il s'agisse d'un processus actif. La non-violence active n'est pas "ne rien faire et attendre" ! Au contraire, c'est une manière de combattre qui demande du courage et de la cohésion. Surtout de la cohésion et de la simultanéité ! Personne ne peut combattre une masse de gens qui s'oppose massivement à un adversaire qui compte seulement sur quelques coups de feu épars et sur quelques bombes pour faire peur. La non-violence est, en fait, une méthode de combat très efficace, mais pas plus facile qu'une autre. Simplement, je la crois plus efficace. C’est d'ailleurs ce que font les musulmans en combattant surtout par la natalité ! Quoi de plus efficace ? La constance dans la conviction et le fait d'aller au bout de sa décision et de sa détermination sont des choses efficaces. Bien plus qu'un ou deux avions qui tirent un missile et s'en retournent ! Il faut occuper le terrain, tout le terrain. Pas d'autre solution. 

Commentaire n°10 posté par Senec le 02/11/2009 à 18h41
dans le cas de l'iran, j'espere que Tsahal ne va pas attendre de se faire              bombarder pour repliquer quand meme , parceque la ,cela serais vraiment trop tard.
Commentaire n°11 posté par stefek le 03/11/2009 à 08h51

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