La Cour de cassation vient de rejeter le pourvoi de l’animateur-producteur de télévision Arthur et de confirmer sa condamnation en appel pour avoir déclaré que Dieudonné était une pourriture.
L’homme qui a fait monter le négationniste Faurisson sur une scène parisienne, aux cotés d’un de ses acolytes déguisé en déporté en pyjama rayé, n’est donc pas une ordure, encore moins une pourriture.
L’homme qui ne cesse de vomir sur le monde occidental et sur Israël n’est donc pas une ordure, encore moins une pourriture.
L’homme qui, après avoir frayé avec des responsables du Hezbollah, vient d’être reçu en grande cérémonie par Ahmadinejad pour s’entretenir avec lui du sionisme et sans doute du sort que la dictature islamique entend réserver à Israël dès lors que l’Iran sera devenue puissance nucléaire, n’est donc pas une ordure, encore moins une pourriture.
Nous qui pensons savoir reconnaître une ordure et une pourriture, faisons bien sur confiance, en bons républicains respectueux des lois et des tribunaux, à la justice de notre pays pour savoir mieux que nous définir les limites de la diffamation et de l’injure.
Arthur a donc, c’est entendu, diffamé Dieudonné.
Qu’Arthur sache que notre estime lui est acquise.
Par Jean-François Touzé, Porte parole de l’Alliance pour les libertés
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