Vendredi 24 juillet 2009
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L'histoire est en train de prendre des proportions importantes et, mine de rien, prouve à quel point la "tolérance" du saint homme de la Maison Blanche n'est qu'une
attitude de façade.
Petit rappel des faits : un policier, le sergent Crowley, est accusé de racisme par le président Obama. Pourquoi ? parce qu'il a osé arrêté un éminent professeur
dont le seul crime était d'être noir. Dit comme cela, on peut comprendre l'amertume du président.
Sauf que, comme souvent chez Obama, la réalité est légèrement différente.
La semaine dernière, Crowley est appelé pour ce qui pourrait être une tentative de cambriolage au domicile de Henry Louis Gates. Arrivé sur les lieux, il voit
effectivement deux hommes tentant de forcer la porte. Le sergent demande leur identité aux deux hommes , ignorant qu'il a face à lui le propriétaire des lieux, un universitaire noir. Celui ci
refuse de répondre et accuse le sergent de racisme. C'est bien connu, quand un policier demande à une personne de couleur son identité, c'est qu'il est raciste !! Gates en rajoute dans
l'accusation et s'en prend à la mère de Crowley.
Le sergent va alors lui intimer une charge de refus d'obtempérer . La charge sera abandonnée mardi, tandis que Gates exige des excuses de la part de Crowley.
Ce dernier a décidé de mettre les choses au clair et refuse de s'excuser, n'estimant n'avoir fait que son travail. Il balaie également les accusations de racisme,
rappelant qu'il a tenté de sauver la vie de Reggie Lewis, un sportif noir des Boston Celtic, une équipe de basket.
Bien entendu, Obama n'allait pas passer une occasion pareil : il a commencé par déclarer que "la police a agi de façon stupide" puis nous a sorti le couplet sur "la
race qui reste un facteur important aux USA".
Manque de chance pour lui, des sondages faits auprès de la population montre qu'elle soutient massivement le policier. Un invité d'ABC estime lui que les propos
calomnieux d'Obama porte atteinte à la police du pays.
Comme à son habitude, Obama ne s'excusera pas. Il n'en est pas à sa première insulte publique. L'an dernier, il avait traité Sarah Palin de "porc avec du
rouge à lèvre", ne soulevant d'ailleurs que de maigres condamnations de la part des grands médias. Là, l'affaire semble passer un peu moins bien car, contrairement à chez nous, la police est
populaire aux USA.
Honnête, Crowley a dit qu'il n'avait pas voté pour obama mais qu'il le soutenait à 110%. Il a ajouté que si le président avait été dans la situation , il aurait
fait la même chose que lui. Il a cependant regretté la tournure des événements , la pression de certains médias sur sa famille et le fait que Gates aurait dû réagir de manière plus posée plutôt
que de le traiter de raciste.
Cette affaire montre que sous les habits du grand rassembleur se cache en fait une personne qui a fait de la question raciale une stratégie. Durant la campagne
électorale, toute accusation contre Obama était forcément "raciste" et cette attitude lui a permis d'éluder toutes les questions gênantes, notamment sur ses relations avec un pasteur ultra
raciste ou un activiste prônant le terrorisme comme mode de combat.
Obama ne fait que continuer au sommet de l'état ce qui lui a si bien réussi pour le conquérir !!
(Article original ici)
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