Iran

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 15:27
 
 
 

 
 
 
2010 Année Jubilaire de l’Iran
 
 
Michel Garroté
 
 
Mardi 9 février 2010 – 25 Shevat 5770
 
 
Sylvan Shalom, qui est à la fois suppléant du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et ministre du Développement régional exhorte, aujourd’hui mardi 9 février 2010, la communauté internationale à prendre des sanctions douloureuses contre l'Iran en raison de son programme nucléaire offensif, même si la Russie et la Chine plaident aujourd’hui mardi la poursuite des discussions et refusent d’adopter ces sanctions. Ainsi, Sylvan Shalom déclare ce matin à la radio publique israélienne :  « Le mois qui vient est décisif. Il est temps pour la communauté internationale d'imposer des sanctions douloureuses à l'Iran, même si la Russie et la Chine ne s'y associent pas. La communauté internationale doit décider si elle continue à se bercer d'illusions sur une soi-disant coopération de l'Iran ou si elle impose de véritables sanctions contre l'Iran et son programme nucléaire. Toute hésitation supplémentaire permettrait à l'Iran de se doter de la capacité de production d'armes nucléaires ».
 
De son côté, le ministre israélien de l'Industrie et du Commerce, Binyamin Ben Eliezer, lance un appel aux USA pour qu'ils agissent :  « Les USA devraient comprendre l'énormité de la catastrophe qui va se produire au Moyen Orient et ce d'autant plus qu'ils seront les premiers à en payer les conséquences ».
 
La semaine dernière, le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon a évoqué la possibilité d'un recours à la force pour empêcher l'Iran de parvenir à l'arme nucléaire.
 
Le guide suprême de la République islamique d'Iran, l’ayatollah Ali Khamenei a affirmé avant-hier dimanche que la destruction d'Israël est imminente.
 

 
A propos de l’Iran, Khaled Asmar, depuis Beyrouth, écrit, pour MediArabeInfo (extraits) :  « De ce fait, et à ce stade, les Iraniens pensent avoir franchi un point de non-retour, et préparent leur entrée dans le club des puissances nucléaires. Ce qui peut être légitime. Cependant, plusieurs questions restent sans réponses : l’Iran se contentera-t-il de cet équilibre de la terreur ?  Ou au contraire, usera-t-il de sa supériorité pour poursuivre son hégémonie sur la région ?  Ces questions s’imposent d’autant plus que Téhéran n’a jamais caché ses ambitions. Politiquement, l’Iran cherche toujours à exporter sa Révolution et répandre le chiisme ; idéologiquement, le président Ahmadinedjad est adepte de l’école selon laquelle le chaos accélère le retour de l’imam Al-Mahdi (ndmg : depuis 2005, Ahmadinejad a maintes fois prophétisé le retour de l’imam Al-Mahdi, tout en annonçant que l’Iran va « rayer Israël de la carte » et que l’Iran va « effacer Israël de la page du temps »).
 
De ce fait, la surpuissance conventionnelle et nucléaire de la République islamique pourrait lui servir de levier pour parvenir à ce chaos. (…) L’Occident est condamné à s’adapter à cette nouvelle donne et ses réactions, déjà en ordre dispersé, semblent tardives et inefficaces. (…) Toutes les mises en garde et les avertissements de ces dernières années sont restés vains. Face aux Occidentaux qui manquent cruellement de courage, l’Iran va finalement parvenir à réaliser son Empire perse depuis l’Asie jusqu’à la Méditerranée (…) et une extension vers le Liban et Gaza » (fin des extraits de l’analyse de Khaled Asmar, depuis Beyrouth, pour MediArabeInfo).
 
Dans ce contexte, signalons que la centrale nucléaire de Bouchehr, construite par la Russie, sera mise en service au printemps, selon une déclaration faite aujourd’hui mardi à l'agence de presse Fars par le Dr. Ali Akbar Salehi, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique et donc de la bombe iranienne.
 
De plus, L’Iran lance aujourd’hui mardi le processus d'enrichissement d'uranium à 20% sur le site de Natanz. Ce processus d'enrichissement d'uranium à 20% suscite un tollé dans la communauté internationale, notamment parmi les grandes puissances qui soupçonnent fortement l’Iran de pouvoir se doter dès cette année de l'arme nucléaire.
 

 
A cet égard, Stéphane Juffa, pour Metula News Agency, écrit (extraits) :  « De la même manière que l’énonciation redondante des préoccupations des uns, les sempiternels appels aux sanctions et à l’unité des autres fatiguent les analystes stratégiques, qui les interprètent comme des encouragements à Téhéran. Preuve en est qu’Ahmadinejad réclame, depuis hier, que l’échange de combustible proposé par les Six soit "inconditionnel". Traduit du persan, c’est à Téhéran de décider des (petites) quantités qui seraient échangées - non plus de l’exportation en un bloc de la quasi-totalité de l’uranium iranien faiblement enrichi -. Ahmadinejad veut aussi que l’échange soit simultané, ou même que les Européens lui livrent du carburant concentré à 20% avant de leur transférer son minerai à 2%. Au cas où les Six se plieraient à cette tragi-comédie, ils ne freineraient pas le développement de la Bombe des ayatollahs mais ils le précipiteraient. Le Dr. Ali Akhbar Salehi, le chef du projet de la Bombe chiite, a précisé, hier également, qu’ "il ne reste pas beaucoup de temps" pour que les Six acceptent les conditions iraniennes d’un échange.
 
"Pas beaucoup de temps" avant quoi, devraient se demander les responsables politiques du monde libre (…). Le monde est mal pris face à la menace perse de plus en plus tangible. Ahmadinejad, qui l’a parfaitement saisi, se permet d’en rajouter. Il a ainsi fait savoir que son pays allait immédiatement mettre en chantier dix nouveaux sites d’enrichissement. Sur le plan militaire, il a annoncé la mise au point de missiles antichars et antiaériens aussi performants que ceux que les Russes refusent de lui livrer. Et le monde, de se montrer même incapable de s’entendre, en réponse à ces provocations, sur un train de sanctions déterminantes : les Russes souhaitent qu’un tel train ne concerne que le nucléaire stricto-sensu, et les Chinois ne veulent toujours pas en entendre parler. Les Six sont incapables de s’accorder sur l’embargo des exportations de brut (ndmg : exportations de pétrole brut iranien) et les importations de pétrole raffiné (ndmg :  importations, par l’Iran, de pétrole raffiné), la seule pénalité qui gênerait véritablement le pouvoir islamiste (ndmg :  pouvoir islamiste iranien qui ne raffine toujours pas son propre pétrole brut et qui de ce fait importe de l’essence, mais pouvoir islamiste iranien qui en revanche investit des sommes colossales dans le nucléaire…).
 
Pour être cohérent – nous en sommes loin ! – il est impérativement nécessaire de conditionner la levée de ces sanctions au renoncement des théocrates iraniens à leur programme de nucléaire militaire, ainsi qu’à la destruction, documentée et observée, de tous les sites participant à ce projet (ndmg :  destruction au sens démantèlement sous contrôle international). Il n’y a qu’ainsi qu’il est encore possible de sauver la planète d’une menace qu’elle ne peut supporter, sans avoir recours à la force (…). En fait, les cartes sont sur le tapis, celles d’Ahmadinejad, celles de Poutine et celles des Chinois. La conjoncture s’est matérialisée ; elle ne change pas depuis un moment, tout ce qui bouge, dans ce dossier, ce sont les centrifugeuses des mollahs » (fin des extraits de l’article de
Stéphane Juffa pour Metula News Agency).
 
 
(Sources : 
Michel Garroté, Metula News Agency, MediArabeInfo et agences)
 
 

 
 
 
 
 
Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 15:07
  
  
  

  
  
  
La "diplomatie" nazislamiste des mollahs iraniens
  
  
Michel Garroté
  
  
Lundi 8 février 2010 – 24 Shevat 5770
  
  
Selon le Guide Suprême d’Iran, qui a déclaré cela hier, « la destruction d’Israël est imminente ». Le fait est que les mollahs intégristes iraniens et leur nabot névrotique de président ressemblent, toujours plus, à Adolf Hitler et ses « négociateurs », jadis. En effet, les mollahs et leur nabot feignent de « négocier » pour gagner du temps ;  de plus ils font systématiquement le contraire de ce qu’ils disent. Même les politiciens et les journalistes occidentaux, qui depuis 2006 font semblant de croire au dogme infaillible de la négociation à n’importe quel prix, ont fini par comprendre que les nazislamistes de Téhéran se fichent du monde, autant que se fichaient du monde, en leur temps, Adolf Hitler et ses nervis pseudo-diplomatiques. Idem pour l’Administration Obama qui - face à l’imminence de la menace nucléaire iranienne - a considérablement renforcé sa flotte de guerre dans le Golfe persique.
 
Le Prix Nobel messianique de la Pax scandinava semble avoir pigé que face au totalitarisme expansionniste, terroriste et génocidaire, la paix s’obtient d’abord par la guerre préventive ;  et ensuite, par la construction d’une société nouvelle. C’est ce qui a finalement été fait, tardivement, avec l’Allemagne hitlérienne. C’est ce qui devrait finalement se faire avec l’Iran intégriste et génocidaire. Les formules alambiquée sur la grandeur du peuple perse ne devraient rien y changer. Pas plus que jadis, les circonlocutions ampoulées sur la grandeur du peuple germanique. A cet égard, je recommande les récentes analyses de Stéphane Juffa, de Daniel Pipes et de Victor Perez, analyses disponibles, en français, sur Internet. Or donc, même les journalistes finissent par comprendre, écrivais-je plus haut.
 
 
Ainsi, Maurin Picard, dans le Figaro d’aujourd’hui, écrit :  « En ordonnant aux scientifiques iraniens de démarrer sans délai la production d'uranium enrichi à 20%, Mahmoud Ahmadinejad a douché les derniers espoirs que nourrissaient les diplomates occidentaux d'aboutir rapidement à un compromis sur l'échange de combustible nucléaire à des fins civiles. ‘Les informations selon lesquelles l'Iran projette d’enrichir à 20% une partie de son combustible sont un sujet de profonde préoccupation’, a réagi un porte-parole du Foreign Office britannique. ‘Cela violerait de manière délibérée cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU’, votées depuis 2006. ‘Il faut un front commun pour faire pression sur le gouvernement iranien’, a déclaré de son côté Robert Gates, le secrétaire américain à la Défense. Considéré comme un préalable à un règlement global de la question nucléaire iranienne, perçue comme essentielle pour la stabilité future du Moyen-Orient, cet accord sur le combustible s'éloigne, à la plus grande consternation des partisans de la voie diplomatique pour régler la crise.
 
L'Iran, qui n'a officiellement jamais enrichi de l'uranium à plus de 3,5%, avait toujours exprimé le souhait de pouvoir acquérir à l'étranger de l'uranium enrichi à 20%, un taux jugé crucial pour permettre au réacteur de recherche de Téhéran (TRR) de produire des isotopes à des fins médicales, pour la lutte contre le cancer (ndmg :  donc, selon l’auteur, les mollahs génocidaires ont « toujours exprimé le souhait » de lutter contre le cancer ;  il est vrai que ces mollahs parle souvent de métastases et de cancer à propos des Juifs…). Aux termes d'un accord négocié le 21 octobre 2009 à Vienne, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran avait initialement accepté de transférer au moins 70% de son stock d'uranium faiblement enrichi, soit 1200 kg, vers la Russie puis la France, pour être porté à un taux de 20% et restitué ultérieurement. En contrepartie, Téhéran aurait reçu du combustible déjà conditionné, directement insérable dans le réacteur de Téhéran. Mais les négociations de Vienne ont mal tourné. N'ayant daigné dépêcher qu'une délégation de second rang en Autriche (ndmg :  à Vienne, siège de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), l'Iran virait sa cuti (sic) fin novembre, annonçant qu'il ne céderait pas au ‘chantage’ occidental et ne renoncerait ‘jamais’ à ses précieuses réserves d'uranium. Les dirigeants iraniens fustigeaient en outre un ultimatum ‘inacceptable’, imposé par la France et les États-Unis pour la fin de l'année 2009 et qui entraînerait un nouveau projet de sanctions présenté sans délai au Conseil de sécurité.
 
Le 2 décembre, Mahmoud Ahmadinejad enfonçait le clou, affirmant que ‘le dossier (était) clos’, puis adressait un contre-ultimatum aux Occidentaux pour la fin du mois de janvier, si ses conditions - un échange de combustible simultané et en petites quantités - n'étaient pas acceptées. Passée maître dans l'art de souffler le chaud et le froid, la diplomatie iranienne sortait alors un nouveau lièvre de son chapeau : à la surprise générale, le ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, s'invitait à la conférence sur la sécurité à Munich (ndmg : décidément, c’est une constante de l’histoire, les conférences et les accords de Munich…) et y rencontrait notamment le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano (ndmg :  Yukiya Amano remplace depuis peu l’Egyptien qui, pendant des années, a servi les intérêts iraniens, Egyptien qui, maintenant, envisage de prendre la place de Mubarak), affirmant apporter ‘de nouvelles offres sur la table’. ‘Il n'y a pas eu de nouvelle proposition’, corrigeait Yukiya Amano aussitôt après, tandis que Robert Gates, confiait son impression de ne ‘pas être proche d'un accord’. Le pouvoir iranien a-t-il présumé de la pusillanimité des Chancelleries occidentales ? Le 17 décembre, d'après des sources diplomatiques anonymes à Jérusalem, le président américain, Barack Obama, aurait averti la Chine, dernier soutien fidèle de Téhéran, qu'il ne pourrait ‘pas empêcher indéfiniment Israël de s'en prendre aux installations nucléaires iraniennes’ » (fin de l’article paru dans le Figaro).
 
 
De leur côté, Hossein Jaseb et Hashem Kalantari, dans une dépêche publiée aujourd’hui par l’agence Reuters, écrivent :  « L'Iran prévoit de construire dix nouveaux centres d'enrichissement de l'uranium au cours de la prochaine année dans le calendrier persan, qui commence le 21 mars (ndmg :  la « prochaine année », c’est donc dans 40 jours…), a déclaré le chef de l'organisation de l'énergie atomique (ndmg :  Ali Akbar Salehi, chef de l'organisation iranienne de l'énergie atomique). Ces propos d'Ali Akbar Salehi, tenus dimanche soir, s'inscrivent dans un contexte de tension croissante avec les Occidentaux sur le programme nucléaire iranien. Dans la journée, le président Mahmoud Ahmadinejad avait déjà annoncé l'intention de Téhéran de lancer la production d'uranium enrichi à 20%, sans toutefois écarter définitivement la possibilité d'un accord avec la communauté internationale sur un transfert d'uranium à l'étranger (ndmg :  mdr). Ali Akbar Salehi a précisé par la suite que cette production démarrerait dès mardi (ndmg : alors ça par contre, ce n’est pas dans quarante jours ; c’est demain…), en présence d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
 
Le directeur de l'organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré que l'Agence de l'ONU (ndmg :  l’Agence Internationale de l’Energie Atomique) en serait informée lundi par courrier (ndmg : une Lettre persane sans doute…), selon la chaîne iranienne en langue arabe Al Alam. Salehi a toutefois déclaré que l'Iran ‘cesserait à tout moment le processus d'enrichissement pour son réacteur de recherche de Téhéran s'il reçoit le combustible nécessaire’ (ndmg :  mdr). Téhéran avait dévoilé en novembre dernier son intention de construire dix centres d'enrichissement d'uranium sans en préciser le calendrier. Afin d'écarter tout soupçon, l'AIEA a proposé en octobre que l'Iran envoie son uranium faiblement enrichi à 3,5% en Russie et en France pour qu'il soit transformé en combustible enrichi à 20% pour un centre de recherche médical dans la capitale. Téhéran, qui devait répondre à cette offre avant la fin de l'année dernière, souhaite imposer ses propres conditions, ce que refusent les Occidentaux. Ces derniers soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique. Téhéran dément, disant vouloir l'énergie nucléaire afin de produire de l'électricité » (ndmg :  et aussi pour lutter contre le cancer, dans un pays qui importe de l'essence faute de raffiner son propre pétrole…).
  

  
  
  
  
  
Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 14:59
  
Iran, la confrontation ?
  
Michel Garroté
  
Jeudi 4 février 2010 – 20 Shevat 5770
  
L’Echo (1) informe que « le mensuel aéronautique Carnets de vol (2) consacre son dernier numéro au dossier iranien en dressant un état des lieux des matériels et des stratégies possibles pour faire plier le gouvernement iranien. Si l’actualité chargée a quelque peu occulté le danger, le dossier du nucléaire iranien est loin d’être clos. Le magazine Carnets de vol consacre tout un numéro au sujet.
  
Comme le souligne Aldo-Michel Mungo, directeur de la publication, ‘si rien ne marche, l’option de dernier recours, celle de frappes aériennes contre les installations nucléaires et militaires iraniennes, est toujours à l’étude au Pentagone, en Israël et au Shape. Deux options sont évoquées. Une frappe ciblée ou une campagne aérienne lourde’. Après de longs chapitres dédiés au programme nucléaire iranien et aux techniques que l’Iran pourrait utiliser pour fabriquer une bombe atomique, l’auteur souligne pourquoi Israël n’attaquera pas l’Iran. ‘Une opération politiquement dangereuse, certes, mais qui présente surtout des risques importants pour les escadrilles engagées dans un assaut aérien.  Plusieurs espaces aériens étrangers (musulmans de surcroît) se doivent d’être survolés par les avions israéliens’.
  
Il y a ensuite les défenses anti-aériennes à neutraliser, les chasseurs iraniens à affronter. Même si la flotte iranienne date quelque peu. Autre danger à envisager, les représailles à assumer par Israël sur son propre territoire. Attaquer l’Iran ne sera pas aussi aisé que le raid sur Osirak en Irak ou l’assaut de la base syrienne de Daïra az-Zwar en septembre 2007. Pour Carnets de vol, la solution au problème iranien ne viendra que des Etats-Unis. Les seuls à détenir la capacité militaire capable d’ébranler le pouvoir iranien. ‘L’Iran cherche la guerre. Il finira par l’avoir. Si les USA veulent garder leur rang de superpuissance, ils doivent assumer la lourde mission de résoudre définitivement la question iranienne’. Tout le dispositif aéronaval américain est présenté par le magazine, y compris les nouvelles armes anti-bunkers ».

   

(1) http://www.lecho.be/

   

(2) http://www.carnetsdevol.net/

  
  
  
  

 

Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 14:10
  
  
  
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L’Iran, en 2010, ça va être sa fête.

  

   

Michel Garroté

  

   

Mardi 26 janvier 2010 – 11 Shevat 5770

  

   

Je lis dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, sous la plume de Dieter Bednarz, Erich Follath et Holger Stark, quelques révélations intéressantes sur le nucléaire offensif iranien. Der Spiegel informe, d’une part, que l’Iran peut produire cette année 2010 sa première bombe atomique. Et d’autre part, Der Spiegel informe que le régime iranien consacre actuellement ses efforts à réduire la taille de l’ogive nucléaire pour l’adapter à un missile balistique. Les deux responsables du nucléaire offensif iranien sont semble-t-il le ministre iranien des Sciences, de la Recherche et de la Technologie, Kamran Daneshjou, et le chercheur Mohsen Fakhrizadeh.

  

  

Par ailleurs, j’ai lu, il y a quinze jours, un rapport en anglais de Jason Jeffrey sur le site Debkafile spécialisé dans les questions militaires, rapport daté du 11 Janvier 2010 qui confirme l’envoi au Moyen-Orient du porte-avions USS Eisenhower début janvier. Debkafile estime que cela ajoute de la crédibilité aux propos du Général David Petraeus, le Commandant en chef du CENTCOM (ndmg :  commandement américain au Moyen Orient).

  

  

Propos du 10 janvier dans lesquels le Général David Petraeus révèle que les infrastructures nucléaires iraniennes, bien que protégées contre d’éventuelles attaques parce que construites dans des souterrains, n’étaient pas, pour autant, complètement protégées.

  

  

Le Général David Petraeus a en effet déclaré à la chaîne de télévision américaine CNN :  « Oui, certainement, elles peuvent tout à fait être bombardées. (…) Le niveau d’impact varierait selon celui qui fait cela, ce que sont les ordres qui ont été donnés et quelle capacité la chasse transporte avec elle. (…) Ce serait totalement irresponsable de penser que le CETCOM ne doive pas prévoir ce qui se passerait si jamais (ndmg :  si jamais Israël passait à l’acte) et n’avait conçu de plans précis en fonction d’une palette complète de moyens pour parer à toute éventualité ».

  

  

Jason Jeffrey sur Debkafile précise :  « Le CETCOM (ndmg :  commandement américain au Moyen Orient) a été renforcé par l’envoi du porte-avions USS Eisenhower que le Président Obama a fait se déployer, durant la période du nouvel an, vers le Golfe persique et en Méditerranée pour soutenir les Ve et VIe flottes américaines. Il a ordonné ce déploiement (…) en prévision des tensions croissantes autour du Yémen et de l’Iran ».

  

  

Concrètement, le porte-avions Eisenhower accueille à son bord huit escadrons aériens, y compris quatre escadrons de bombardiers de combat avec chacun un escadron de surveillance et des hélicoptères anti sous-marins. Le porte-avions USS Eisenhower est accompagné du croiseur équipé de missiles, l’USS Hue City et de trois destroyers équipés de missiles, l’USS Mc Faul, l’USS Farragut et l’USS Carney.

  

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Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 15:11
  
  

  

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Photo :  Samir Geagea, du parti chrétien des Forces Libanaises

  

  

  

Michel Garroté

  

Lundi 18 janvier 2010 – 3 Shevat 5770

  

Parlons du Liban. Car à force de parler des pays qui jouent un rôle majeur sur l’échiquier géostratégique, nous avons peut-être tendance à négliger nos frères chrétiens au Pays du Cèdre. Aujourd’hui, je reproduis un article de Jean-Luc Vannier paru sur alliance géostratégique, article dont je ne partage pas toutes les affirmations, mais qui donne un éclairage intéressant. Pour ceux que le Liban intéresse plus particulièrement, je rappelle mon « texte fondamental », intitulé « Le mystère des Forces Libanaises », disponible sur :

http://monde-info.blogspot.com/2008/09/liban-le-mystre-des-forces-libanaises.html

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Ainsi donc, dans un article intitulé « Le Liban doit-il craindre le printemps 2010 ? », article publié sur http://alliancegeostrategique.org/ , Jean-Luc Vannier, professeur à l’université de Nice, écrit :  Beyrouth, 3 janvier 2010. A l’entrée du Parlement, Place de l’Étoile, le policier responsable du service de sécurité dont la quasi totalité des membres appartient au mouvement chiite Amal, remarque dans la main d’un visiteur la revue « Moyen-Orient » avec en couverture la photo de Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah. L’officier supérieur s’approche de lui et l’interroge discrètement en français : « il y a la guerre au printemps ? ». La guerre au Liban. Personne n’en parle mais tout le monde y pense. Jusqu’à l’assistante personnelle d’un Ministre qui commente mezza voce les propos volontairement rassurants d’un Député du Hezbollah qui fait anti-chambre: « il n’y a vraiment que lui qui y croit ». C’est dire.

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Alors que tout le pays du Cèdre a joyeusement célébré la nuit de la Saint-Sylvestre, trois facteurs de risques continuent de peser sur son avenir politique : une attaque israélienne contre le Parti de Dieu (I), la publication de l’acte d’accusation par le Tribunal Spécial pour le Liban (II), une détérioration accélérée de la situation intérieure en Iran (III).

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-I- Le voyage du Président Michel Sleiman aux États-Unis puis en France n’aura certainement pas dissipé ses craintes : les deux chefs d’États occidentaux rencontrés à cette occasion lui ont confirmé les intentions déclarées des responsables de l’État hébreu, à défaut d’attaquer l’Iran, laver l’affront de juillet 2006 et en finir une fois pour toutes avec la milice chiite dont le réarmement massif reste perçu comme une menace et un obstacle aux possibilités de paix dans la région. Seule certitude, le timing reste israélien. Le député Hezbollah de Baalbek-Hermel, Nawwar Al-Sahili, le confirme : « nous ne ferons que réagir ». Malgré cette sérénité officielle, le discours menaçant de Hassan Nasrallah pour l’Achoura à l’encontre de certains chrétiens - les invitant à ne pas commettre « deux fois la même erreur » - montre que la milice chiite n’a pas toutes les cartes en main. Les Forces Libanaises et leur dirigeant Samir Geagea, les seuls à s’opposer radicalement à son armement, sont désormais dans le collimateur de la formation pro-iranienne.

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Les responsables libanais, y compris ceux dans l’entourage immédiat du Premier Ministre Saad Hariri, tiennent néanmoins cette attaque israélienne pour de l’intox : le Ministre de la Justice Ibrahim Najjar la relativise, même si, selon lui, « elle appartient à l’horizon quotidien du Liban ». « La perspective d’une attaque fait partie de nos préoccupations majeures », précise-t-il, mais « elle doit tenir compte d’un environnement régional particulièrement mouvant » : « l’Iran tiendra-t-il encore au printemps ? La Syrie laissera-t-elle faire ? Le Hezbollah en sera-t-il encore l’allié ? », s’interroge-t-il.

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Une attaque est «peu probable» selon le Député du 14 mars Atef Majdalani tant qu’existe une «alliance objective entre le Hezbollah et l’Etat hébreu». Il s’en explique : « le maintien de la tension régionale favorise la protection américaine en faveur d’Israël et la milice chiite demeure un épouvantail pour les Etats sunnites du Golfe et l’Arabie saoudite ce qui autorise une meilleure tolérance de l’Etat hébreu». L’enjeu nucléaire iranien sert également, selon lui, ces mêmes intérêts.

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Le temps presse pour Israël mais joue en faveur du Parti de Dieu : ce dernier a visiblement décidé d’investir les structures politiques libanaises et de jouer à fond la règle des institutions. Si le ministère de l’agriculture confié à Hussein Hajj Hassan, conseiller politique de Hassan Nasrallah et Député de Baalbek n’est pas stratégique, le portefeuille du «développement administratif» détenu par Mohammad Fneich permet en revanche d’examiner toutes les mutations en cours dans les autres départements ministériels. Ce dont le Parti de Dieu entend tirer profit.

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Pour la première fois, relève-t-on au Sérail, siège du Gouvernement, le Hezbollah s’intéresse de près à l’attribution des postes vacants dans la haute administration alors qu’il était en général enclin à laisser la libre disposition du quota des nominations chiites à son traditionnel allié de Amal. Une ligne confirmée par le Ministre de la justice qui note «l’immersion du Hezbollah dans la politique libanaise et les réformes internes», espérant que «plus le régime libanais est stable, moins les armes du Hezbollah constituent un danger».

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Les finalités de la milice chiite sont en effet multiples : faire oublier les événements de mai 2008 où les armes de la «résistance» se retournèrent contre d’autres Libanais, se fondre dans le bouclier protecteur de l’Etat à un moment où les menaces contre son existence grandissent, rendant plus malaisée vis-à-vis de l’opinion internationale toute option militaire israélienne. «Rien n’interviendra avant deux ans» affirment en privé des cadres du Parti de Dieu. Le temps de doter son arsenal de nouveaux moyens anti-aériens ? Le temps de «devenir l’Etat libanais lui-même», comme le dénoncent, à l’image du Député Nadim Gemayel, certains leaders du 14 mars ou de l’Option libanaise, l’opposition chiite dirigée par Ahmad El Asad ?

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Qui de l’Etat libanais ou du Hezbollah réussira finalement à noyauter l’autre ? Cet investissement est jugé par certains trop « unilatéral » : après une explosion dans la banlieue sud de Haret Hreik, le black out a été imposé par les miliciens chiites pendant dix-neuf heures avant que la police nationale puisse intervenir. «Pas d’interdit sécuritaire, seulement des nécessités sécuritaires», a laconiquement commenté un ministre du Hezbollah. Malgré plusieurs démentis, il s’agirait bien, selon des informations officieuses de l’ONU, d’un accident impliquant le transfert d’explosifs d’un dépôt à un autre en présence de responsables du Hamas.

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-II- Malgré la visite rassurante à Beyrouth du procureur du Tribunal Spécial du Liban (TSL), la majorité des responsables politiques libanais, du 14 mars ou de l’opposition, émet de sérieux doutes sur les capacités de ce dernier à mener sa mission à bien. Un Tribunal qui, notons le au passage, ne bénéficie plus du cadre onusien et dont le « statut spécial et indépendant » accroît le risque, de l’aveu même de responsables de l’ONU dans la capitale, de « pressions politiques occidentales et libanaises sur le timing et le contenu de l’acte d’accusation ».

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Des pressions « déjà en cours », selon des sources libanaises proches du Sérail. Certes, des noms commencent à circuler en provenance de La Haye et qui incriminent le premier cercle de la milice chiite : l’un des successeurs désignés de Imad Moughniyé, mais aussi d’anciens responsables des services sécuritaires libanais, notamment ceux en charge des écoutes téléphoniques au sein des renseignements de l’armée. « De Obama à Sarkozy, affirme pourtant un haut responsable sous couvert d’anonymat, personne ne souhaite déclencher le chaos dans le pays avec cet acte d’accusation, y compris Saad Hariri lui-même en dépit de son implication personnelle dans sa mise en place ».

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Si sa « stratégie de communication » est amplement critiquée, on affirme, de source proche de l’ONU, que le TSL pourrait « très diplomatiquement » désigner des personnalités syriennes défuntes. On précise, de même source, que l’acte d’accusation devrait éviter de mentionner le Hezbollah « sui generis » mais citerait quelques noms, facilitant dans la foulée d’éventuelles négociations. Les plus pessimistes prévoient déjà, côté libanais, la parade : un avis de recherche qui n’aboutira jamais. Le Ministre de la justice estime pour sa part que « l’acte d’accusation pourrait être publié par tranches successives ». Un moyen de mieux circonvenir d’éventuelles réactions violentes.

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-III- Enfin, il y a unanimité sur le fait que l’irréversibilité du mouvement d’opposition à l’intérieur de l’Iran constitue le plus grand danger pour la stabilité du Liban : en clair, en cas d’une accélération et d’une amplification des troubles sécuritaires, le régime iranien pourrait être tenté de jouer la carte du Hezbollah pour faire diversion : la communauté internationale concentrerait davantage son attention sur la zone de conflit.  La crise yéménite est d’ailleurs analysée sous cet angle : une tentative de créer un leurre et d’y impliquer les Américains. La présence de combattants du Hezbollah aux côtés des rebelles chiites y serait avérée : en témoigneraient de discrètes funérailles de combattants organisées dans des zones reculées de la Bekaa. Le destin commun de l’Iran et du Hezbollah est même scellé, selon Ahmad El Assad, président de l’opposition libanaise chiite qui estime que la « milice ne devrait pas survivre à la chute de son mentor ».

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Dans ce maelström d’incertitudes, la Syrie tire à l’accoutumée son épingle du jeu : «Damas laisse toujours passer des armes au Liban et des combattants en Iraq», affirment des responsables de l’Onu. Simultanément, la Syrie aurait fait pression sur l’ancien président du Yémen, Ali Nasser Mohammed, afin d’empêcher ses partisans de prendre part, de leur côté, au conflit contre les autorités de Sanaa. D’où la reconnaissance saoudienne en forme d’insistantes pressions sur Saad Hariri pour qu’il rende visite à Bachar El-Assad. Une « visite à reculons » selon un de ses proches qui a rencontré le Premier Ministre libanais juste avant son départ pour la Syrie. Une « potion amère à avaler », selon un autre qui s’est entretenu avec lui dès son retour. On comprend mieux alors les propos du nouveau Ministre libanais des affaires étrangères : « la résolution 1559 de l’Onu n’existe pas ! ».

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La Syrie demeure une « nécessité stratégique pour Israël et l’Occident », selon le Ministre de la justice, pourtant membre des Forces Libanaises, un parti durement éprouvé pendant les trente années d’occupation par le grand voisin. Un pays « qui n’a pas encore perdu l’espace de manœuvre » d’où de prudentes recommandations : « pour le Liban, ne pas se mettre à dos la Syrie et ne pas provoquer de déstabilisation interne ». Quant au découplage de l’Iran d’avec la Syrie, le Ministre l’affirme : « possible si l’Iran flanche ». Et d’ajouter : « Israël aura alors fait d’une pierre deux coups ! ».

  

Le 12 janvier 2010, Jean-Luc Vannier

  

3890837858_dac9740468.jpgPhoto :  Chrétienne du Liban

  

  

  

  

Par Michel Garroté - Publié dans : Iran
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