- Michel Garroté
- Jeudi 1er octobre 2009 - 13 Tishri 5770
- Je lis ce matin jeudi 1er octobre2009 que 56% des Juifs américains sont pour une offensive contre les installations nucléaires iraniennes, selon un sondage
de l'American Jewish Committee. Il y a un an, 42% des Juifs américains étaient favorables à cette offensive. Le sondage a été effectué avant la découverte d'un nouveau site iranien
d'enrichissement d'uranium.
- Or, voici que Obama fait des gestes de bonne volonté envers l'Iran tandis que les Six (USA, Chine, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni) rencontrent les Iraniens, aujourd'hui
jeudi 1er octobre 2009 à Genève. Obama a donné l'autorisation à son négociateur, William Burns, de rencontrer son homologue iranien, Said Jalili, seul à seul, en marge de la rencontre. Obama a
également autorisé le ministre iranien des affaires étrangères, Manouchehr Mottaki à venir à Washington pour visiter la section des intérêts iraniens, intérêts pris en charge par l'ambassade du
Pakistan aux USA, vu l'absence de relations diplomatiques entre les USA et l'Iran.
- A Téhéran, l'ambassade de Suisse, qui représente les intérêts américains en Iran, a reçu l'autorisation de Obama et des Iraniens pour visiter trois Américains
arrêtés dans le Kurdistan. Côté spécialistes, Flynt et Leverett, anciens membres du Conseil national de sécurité, plaident pour un accord global avec l'Iran. Ce qui sur le terrain ne
signifie pas grand chose, vu que les Iraniens ont l'art de se moquer de Obama et même de l'humilier en le faisant valser.
- De leur côté, Gary Milhollin et Valerie Lincy du Wisconsin Project on Nuclear Arms Control, pensent que l'Iran possède un archipel nucléaire clandestin et réclament que l'Iran
livre tous les plans de ses installations. Ce qui est déjà moins tarte que l'option de Flynt et Leverett, mais qui reste relativement naïf, vu que les mollahs intégristes iraniens n'ont pas pour
habitude de livrer tous les plans de leurs installations - nucléaires ou autres - à des Occidentaux qu'ils considèrent d'ailleurs comme de grotesques bouffons dépourvus de
testicules.
- Quant aux néo-conservateurs, ils maintiennent que le changement de régime en Iran est plus nécessaire que jamais. Ce qui est parfaitement exact, mais à cette nuance près
que ce qui est plus nécessaire que jamais, c'est d'abord une offensive militaire contre le nucléaire iranien. J'ai écrit plus haut que 56% des Juifs américains sont favorables à une telle
offensive, contre 42% il y a un an.
- C'est du reste un peu ce que j'avais jadis prédit, à savoir que les Juifs américains, après avoir voté pour le président le plus flou de l'histoire des USA, allaient se
réveiller avec la gueule de bois.
- Or, tandis que les Juifs américains se ruent sur des cachets d'aspirine en regrettant leur dernier vote présidentiel, Obama continue d'accomplir des gestes de bonne volonté
envers les nazislamistes iraniens. De là à conclure que jamais Obama n'envisagera une offensive contre le nucléaire iranien, il n'y a qu'un pas.
- Autrement dit, maintenant que les Juifs américains sont en phase de sevrage (de leur obamania), il serait délicat et fair play de leur part qu'ils reviennent à un peu
plus de réalisme quant à la survie de l'Etat d'Israël. Ce qui concrètement présuppose qu'ils se bougent un max pour défendre et valoriser - auprès des autorités américaines - une offensive
israélienne contre le nucléaire iranien. Offensive qui devra se faire d'ici fin 2009, si l'on veut éviter tout risque de prolifération irréversible côté iranien. Dans ce contexte et de
façon plus générale, je ne peux que recommander le dernier article de Guy Millière repris sur Metula News Agency et le dernier article de Daniel Pipes repris sur upjf.org.
-
-
L’Iran est devenu véritablement dans l’œil du Cyclone depuis que les forces armées iraniennes
ont réalisé ce lundi avec succès un tir de missile Shahab-3, ayant une portée de 2 000 kilomètres, donc capable d’atteindre Israël, dans le cadre d’un exercice. Cet exercice intervient quelques
heures seulement après que les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, aient effectué des tirs de missiles à courte et moyenne portée à l'occasion d'exercices
militaires appelés «Grand prophète 4»
Les forces armées iraniennes ont procédé aussi avec succès au tir d’un missile Sejil à deux étages d’une portée de
2.000 km, dans le cadre d’un exercice militaire. C’est la première fois d’ailleurs que les Gardiens de la révolution testent un missile à deux étages utilisant du
combustible solide lors d’exercices militaires. Ce nouveau tir fait suite à des essais de missiles de courte et moyenne portée durant le week-end.
Les tirs de missiles, à longue portée par l’Iran, ont stimulés une large inquiétude au niveau international.
Celles-ci interviennent à un moment d'intenses tensions avec l'Occident sur le programme nucléaire de la République islamique. Tout cela va de même avec la découverte que l’Iran cachait une
deuxième usine d’enrichissement d’uranium sous une montagne près de Qom .Une découverte qui a suscitée cette semaine un tollé international.
Téhéran doit vraisemblablement devoir prendre en considération une possible frappe chirurgicale contre son usine
souterraine d’enrichissement comme un coup de semonce si son défit devrait se poursuivre. En particulier, les puissances mondiales ont exigé cette semaine que l’Iran ouvrent tous ses
installations nucléaires et programmes à l’inspection internationale intégrale et immédiate. Ne pas le faire pourrait entraîner davantage de colère contre le régime des
mollahs.
Les Occidentaux ont sommé l'Iran de faire toute la lumière sur ses activités nucléaires à la réunion du 1er
octobre à Genève avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et l'Allemagne), faute de quoi il ne pourra plus échapper à de nouvelles sanctions.
Face à cette escalade, Israël et des puissances occidentales n'ont par ailleurs pas exclu l'option militaire face
au risque d'un Iran nucléaire. Ils s'inquiètent du programme balistique de l'Iran, accusent aussi Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire
civil.
La révélation de l’existence d’un second site d’enrichissement d’uranium en Iran a de quoi relancer le débat sur
un front unit contre l’Iran, soupçonné depuis longtemps de développer ses activités nucléaires à des fins militaires. L’Etat hébreu craint surtout que l’Iran ne puisse, à la faveur
d’atermoiements, déménager ses centrifugeuses du site proche de Qom avant une visite sur place des inspecteurs de l’AIEA.
La découverte d’un second site d’enrichissement pousse aussi l’Etat hébreu à envisager de plus en plus
sérieusement l’option militaire. Les révélations sur ce second site d’enrichissement nucléaire en Iran prouvent sans le moindre doute que ce pays veut s’équiper de l’arme atomique.
Malgré l’opportunité d’une solution diplomatique offerte à l’Iran durant la réunion du 1er octobre
prochain, Israël n’écarte toutefois pas l’option militaire. Les plus hauts responsables américains se sont récemment succédé à Jérusalem, notamment le secrétaire à la Défense, Robert Gates, le
chef d’état-major interarmées, l’amiral Michael Mullen et le chef de la CIA, Léon Panetta.
Israël a procédé aussi en mai 2009 à un exercice à grande échelle simulant une attaque de missiles iraniens.
Israéliens et Américains doivent mener prochainement des grandes manœuvres. En juin dernier, un sous-marin israélien de la classe Dauphin a, pour la première fois, franchi le canal de Suez pour
mouiller en mer Rouge.
Une attaque militaire d'Israël contre l'Iran, pour contrecarrer ses velléités à détenir l'arme nucléaire, reste
toujours à l'ordre du jour. Si les efforts diplomatiques pour stopper Téhéran échouent, alors il ne reste plus pour lui qu’un obstacle – la menace ouverte par Israël de détruire les sites
nucléaires de Téhéran avant qu’il ne puisse parvenir à la bombe atomique.
Le vice-président américain Joe Biden avait déclaré le 6 juillet dernier que les États-Unis ne feraient pas
obstacle à Israël, si l'État hébreu jugeait nécessaire une action militaire en vue d'éliminer la menace nucléaire iranienne. Les États-Unis "ne peuvent pas dicter à un autre pays souverain ce
qu'il peut ou ne peut pas faire", avait souligné M. Biden sur la chaîne de télévision ABC. L'État hébreu peut déterminer par lui-même "ce qui est dans son intérêt et ce qu'il décide vis-à-vis de
l'Iran ou tout autre pays".
Début juillet 2009, Mike Mullen, Chef de l'état major interarmées s'est exprimé au Centre d'études
internationales et stratégiques, lors d'un discours sur les défis militaires rencontrés au Moyen-Orient, en coordination avec l'ambassade des Émirats arabes unis.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré le 15 juillet dernier que les Etats-Unis
« protègeront leurs amis ». C’est un message ferme à l’Iran « Vous ne devez pas considérer l’ouverture des Etats-Unis au dialogue comme un signe de faiblesse que vous pourriez
exploiter. Si besoin est, nous n’hésiterons pas à protéger nos amis et nous-mêmes grâce à l’armée la plus puissante du monde ».
Dans son discours, Mme Clinton a lancé un ultimatum sans équivoque aux dirigeants iraniens les appelant à
« rejoindre la communauté internationale en devenant un membre responsable ou continuer sur la pente qui mènera l’Iran à l’isolement ». « Ni le président ni moi ne nous faisons
d’illusion en pensant que le dialogue direct avec l’Iran est une garantie de réussite. Nous comprenons toutefois l’importance qu’il y à tenter d’établir des contacts avec
l’Iran ».
Le secrétaire d’Etat à la Défense Robert Gates a déclaré aussi que les Etats-Unis s’attendaient à recevoir
des réponses iraniennes précises sur les inquiétudes autour du programme nucléaire. « La proposition du Président Obama à l’Iran pour clarifier sa position n’est pas
illimitée dans le temps », a-t-il déclaré le 28 juillet dernier.
Il s’est avéré qu’Israël et les Etats-Unis s’étaient largement rapprochés sur la question du nucléaire iranien.
Si au départ les Américains pensaient que seule la diplomatie permettrait de résoudre le problème iranien, maintenant ils comprennent que c’est un peu plus compliqué et qu’il faudrait
peut-être chercher une voie différente. Les tirs de missiles, à longue portée par l’Iran et la découverte d’une deuxième usine d’enrichissement d’uranium sous une montagne près de Qom ont
rapprochés les points de vues des israéliens et des américains quant à l’attitude future à adopter face à Téhéran.
À Washington, l’humeur à l’égard de l’Iran est en train de changer à vive allure. Le président Obama subit chez
lui des attaques de plus en plus concentrées, venues d'un Parti républicain prompt à lui reprocher sa « faiblesse » et sa « naïveté » dans le domaine international.
«L'ouverture, c'est bien beau, mais il faudrait qu'elle commence à produire des résultats», lui assènent ses opposants.
Le régime islamiste de Téhéran n'a rien fait pour saisir la main tendue de Barack Obama, qui proposait la
réintégration de l'Iran dans le concert des nations (avec, à la clé, la levée de toutes les sanctions imposées par l'ONU, l'abandon de la doctrine Bush du «changement de régime», et le
rétablissement de relations diplomatiques et commerciales normales avec l'Amérique), en échange de garanties iraniennes quant au caractère strictement civil de son programme de
recherche.
Dès avant les élections présidentielles du 12 juin, Ahmadinejad avait déclaré «clos» le dossier nucléaire de
son pays, montrant ainsi qu'il n'était pas question d'en négocier les tenants et les aboutissants avec Washington. Sans l'avouer au monde, l'Iran veut la bombe atomique.
La révélation de l’existence d’un second site d’enrichissement d’uranium en Iran peut aussi rendre les
responsables américains moins virulents dans le dossier des implantations juives en Judée Samarie. L'Administration américaine ne peut pas à la fois exiger du gouvernement israélien le gel de
l’expansion naturelle des implantations et interdire à l'État juif de se préparer à répondre à la menace existentielle contenue dans les manœuvres des Gardiens de la révolution
et les propos du président iranien.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pourra ainsi se consacrer entièrement aux efforts
internationaux pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et il aura moins de pressions exercées sur sa coalition gouvernementale.
- Michel Garroté
- Mardi 29 septembre 2009 - 11 Tishri 5770
- Je lis aujourd'hui mardi 29 septembre 2009 sur actu.co.il que (extraits) "Les deux émissaires du Premier ministre, Mike Herzog et l’avocat Itshak Molkho, s’envolent dans la
journée pour les Etats-Unis. Ils comptent rencontrer dès demain (mercredi) le délégué du président américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, pour tenter d’amorcer la relance d’un dialogue
direct entre Israël et les Palestiniens. Dans une dépêche AFP reprise aujourd'hui mardi par Les Echos je lis que (extraits) "Deux émissaires israéliens se rendent mardi à Washington pour
rencontrer des responsables américains en vue d'une éventuelle reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens. (...) 'L'avocat Yitzhak Molho, conseiller spécial du Premier ministre
Benjamin Netanyahu, et le général Michaël Herzog, chef de cabinet du ministre de la Défense Ehud Barak, partent mardi soir pour Washington', a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la
Défense, Barack Seri. 'Tous deux s'entretiendront mercredi avec George Mitchell, l'envoyé spécial pour le Proche-Orient du président Barack Obama, et divers responsables à la Maison Blanche',
a-t-il précisé.
- Eliot A. Cohen, pour le Wall Street Journal du 27 Septembre 2009 a écrit (extraits) : "Il faut être un naïf indécrottable pour éprouver de la surprise en apprenant qu’il y
a dans ce pays (ndmg l'Iran) au moins un autre site clandestin, dont la finalité ne peut être que la production d'uranium fortement enrichi utilisé dans les bombes atomiques. Des pressions,
qu’elles soient sévères ou modérées ne feront pas disparaitre par enchantement ce programme nucléaire. Les choix disponibles sont désormais ce qu’ils étaient depuis toujours : soit une
frappe américaine ou israélienne entrainant probablement une guerre qui ne serait pas anodine, soit la vie dans un monde avec un Iran doté d’armes nucléaires, ce qui conduirait également à
la guerre, éventuellement nucléaire, sur une période de temps plus longue. On peut le comprendre, le gouvernement américain comptait sur un mélange de sanctions, de négociations, et de
marchandages pour résoudre le problème sans que les choses ne tournent au vinaigre. L’exemple type de l’aveuglement. Oui, le premier ministre britannique Gordon Brown, le président français
Nicolas Sarkozy ont accouru aux cotés du président Barack Obama à Pittsburgh et ont parlé sur un ton comminatoire de faire des ronds dans le sable ; et effectivement, le Président russe Dimitri
Medvedev a laissé entendre que peut-être un certain type de sanction pourrait s’imposer.
-
Ils avaient dit la même chose au président George W. Bush. Bien que vous ne l’ayez pas appris à l’écoute des émissions de débat du dimanche, un grand projet de sanctions contre l'Iran a été
d’actualité pendant un certain temps. Cela n'a pas permis de freiner les appétits nucléaires de Téhéran, et il en sera de même à l’avenir. Tôt ou tard l'administration devra reconnaître cette
réalité, elle dont les principales initiatives diplomatiques se sont résumées jusqu'ici en un programme d’excuses et quelques coups de pieds appuyés dans les tibias de nos petits alliés (ndmg
notamment Israël). Le régime iranien veut des armes nucléaires et il a investi beaucoup d’argent pour avoir ces engins opérationnels et les moyens de les lancer. Les Russes et les Chinois ont
émis une petite musique de désapprobation apaisante, et à plusieurs reprises ils ont indiqué clairement qu'ils ne s’associeraient pas à des mesures qui mutileraient l'économie iranienne. (...)
Une frappe israélienne peut ralentir le programme iranien pour une courte période. On ne sait pas clairement ce que les Israéliens peuvent faire : ils dissimulent leurs cartes tactiques sous leur
gilet, mais ils sont favorables à des approches plus diverses et prêts à prendre des risques plus variés que l'armée de l'Air des États-Unis . Ce n’est pas surprenant, étant donné qu’ils estiment
avec raison que ces menaces sont existentielles. Mais même si les Israéliens obtenaient des succès temporaires, ils seraient étriqués car le programme iranien est très différent du réacteur
irakien d'Osirak que les Israéliens ont abattu avec tant de précision en 1981. Il est habilement dispersé et mieux protégé, il s’appuie sur des milliers de centrifugeuses et non sur un seul
réacteur nucléaire.
-
En outre, il est probable que cette intervention soit reçue avec indignation dans l'ensemble du Moyen-Orient (bien que les gouvernements arabes se réjouissent en privé de cette éventualité) ;
elle provoquerait probablement une réaction iranienne débouchant sur un vaste conflit, les Israéliens ripostant aux attaques des créatures de l’Iran au Levant et dans le monde entier (ndmg
Hezbollah, Hamas, etc.). Une attaque américaine serait plus efficace ; elle prendrait plus longtemps et mènerait probablement à une véritable guerre dans le golfe Persique, ce qui perturberait
les approvisionnements de pétrole et induirait des réponses de dimension mondiale. Pour aller plus loin sur ce sujet, il est difficile de croire que l'administration Obama ait la moindre envie de
faire la guerre. Son épouvantable crise de nerfs en public à propos de la guerre d’Afghanistan, une "guerre de nécessité" comme on la qualifiait il y a encore quelques mois, donne des indications
sur son véritable tempérament. Et si le Président Obama n'a pas le courage d'accepter des risques et des surprises détestables, s'il lui est impossible de mettre en œuvre en personne ses
compétences rhétoriques pour mobiliser l'opinion intérieure et étrangère, il ne se lancera vraisemblablement pas dans une lutte armée, même si les Iraniens en ont d'ores et déjà déclenché une
contre nous. Ce qui nous amène à vivre avec une bombe iranienne. Situation qui constitue aussi un risque énorme. Il s’ensuivra une course aux armements nucléaires dans la région, course qui a
d’ailleurs déjà silencieusement commencé. Le régime iranien s’enhardira jusqu’à commettre des dégâts beaucoup plus mortels que ceux dont il est déjà responsable. Dans une région qui ne respecte
que la force, un tel comportement augmentera le prestige iranien, il ne le diminuera pas. (...) L'Iran est faible du point de vue militaire, mais il est magistral dans la guerre subversive, et à
la pointe dans la guérilla de haute technologie, dans les bombes au bord des routes et le combat à la roquette que le Hezbollah a conduit en 2006.
-
Les cimetières militaires américains contiennent les corps de centaines, peut-être de milliers de soldats américains, hommes et femmes, massacrés par les technologies iraniennes, les tactiques
iraniennes, et dans certains cas par les agents secrets iraniens. La brutalité à l’extérieur est plus qu’égalée par la brutalité à l’intérieur, les viols, les tortures et les exécutions sommaires
de civils par dizaines de milliers, vraiment, et jusqu’à aujourd'hui. C'est un régime corrompu, fanatique, impitoyable et sans principes, impopulaire, on peut en être sûr, mais prêt à faire tout
ce qu’il peut pour rester au pouvoir. Avec un tel régime, aucune vraie négociation basée sur la compréhension des intérêts mutuels et le respect des engagements n’est possible. (...) Et si, comme
c’est le plus vraisemblable, le président Obama préside à l'apparition de l'Iran nucléaire, il devra se préparer au mieux à l’arrivée d’ouragans qui feront ressembler le vacarme des protestations
contre son plan de réforme du système de santé à de petites averses dans une journée ensoleillée".
- Jean Tsadik Metula News Agency, samedi 26 septembre a écrit que (extraits) "La seule solution sensée consiste en leur annihilation (ndmg les centrales nucléaires
iraniennes). La seule véritable interrogation valide est : qui va s’en charger ? A question claire réponse claire : Israël. Israël, et les Etats qui conçoivent
correctement l’étendue de la menace (ndmg encore faudrait-il savoir lesquels conçoivent réellement cette menace). L’Etat hébreu, parce que les Israélites qui l’habitaient à son
origine ont versé leur sang pour obtenir son indépendance – ce sont eux, non le vote de l’ONU à Flushing Meadows qui ont fait Israël, comme c’est la mode de le prétendre – dans le but précis
d’empêcher de nouveaux Hitler d’exterminer leurs descendants, et même d’appeler à leur extermination en fourbissant les moyens d’un génocide. A bien y regarder, ce pays (ndmg Israël) n’a
pas vraiment le choix, s’il n’entend pas égarer sa raison d’être".
- Stéphane Juffa, sur Metula News Agency, jeudi 24 septembre a écrit que (extraits) "...au niveau de l’agenda prévu, il sera encore nécessaire de promulguer les sanctions
(ndmg contre l'Iran) en janvier, de s’assurer qu’elles sont appliquées, et d’attendre mars, pour voir si les ayatollahs ont entendu raison, et aller contrôler sur place. Ceci repousse une
hypothétique action militaire (ndmg israélienne), au cas où les chiites s’entêtent, à mai 2010. Dans l’hypothèse où l’urgence d’une telle opération apparaîtrait aux Israéliens ne plus
souffrir de délai, avant l’échéance de ceux imposés par l’ 'agenda', ils auraient probablement à la réaliser seuls et contre l’avis de la 'communauté internationale'. S’ils peuvent attendre,
d’autres Etats se rangeront à leur côté dans une coalition interventionniste, au moins les Américains et les Français, probablement, les Anglais également".
- A noter que hier lundi 28 septembre 2009, les Gardiens de la Révolution iranienne ont testé de nouvelles versions des missiles Shahab-3 et Sajjil de 2'000km de
portée, capables de frapper Israël ainsi que des bases militaires américaines au Proche-Orient et, aussi, le Sud-Est de l'Europe...
-
-
Je suis écoeuré de constater que face aux deux dictatures les
plus menaçantes de la planète - la Corée du Nord stalinienne et l'Iran théocratique - les démocraties occidentales font preuve d'une infâme lâcheté. Tandis qu'à l'égard d'Israël, une
démocratie justement, ces mêmes démocraties occidentales font preuve d'un acharnement systématique, primaire et viscéral. Et à propos du régime absolutiste de Pyong Yang, j'apprends que la
Chine totalitaire accueillera à Pékin le 10 octobre prochain un "sommet régional" sur la Corée du Nord. En clair, la Chine totalitaire veut garder le contrôle des négociations sur le nucléaire
offensif de son voisin et allié nord-coréen.
-
De plus, la Chine confirme pas plus tard qu'aujourd'hui
lundi 28 septembre 2009 que le Premier ministre chinois Wen Jiabao effectuera une visite en Corée du Nord du 4 au 6 octobre prochain, soit avant le "sommet régional" du 10 octobre. Après cela,
les dirigeants chinois, japonais et sud-coréens se rencontreront le 10 octobre à Pékin pour discuter du nucléaire nord-coréen. A ce propos, je pose maintenant la question : est-il acceptable
que le nucléaire offensif de la Corée du Nord stalinienne soit débattue sous la houlette de la dictature chinoise, sans les USA, sans l'ONU et sans l'UE ?
-
Le scénario chinois est comparable dans le cas de la dictature
théocratique iranienne. La Chine prétend que l'accentuation des pressions n'est pas un bon moyen de régler la crise iranienne. La Chine totalitaire préfère multiplier les "tentatives
diplomatiques".
-
Et toujours à propos de l'Iran, sur actu.co.il, Yael
Ancri, jeudi 24 septembre 2009 écrivait, à propos de l'Assemblée Générale de l'ONU et du discours du nazislamiste iranien Ahmadinejad : "Après le discours du président iranien, le Premier
ministre israélien (ndmg Binyamin Netanyahu) a réagi en prononçant une allocution incendiaire contre le fanatisme iranien et la complicité d’une partie des pays membres de l’ONU, qui ont écouté
Ahmadinejad sans broncher (ndmg sur plus d'une centaine de délégations, onze seulement on quitté la salle lorsque le nabot halluciné Ahmadinejad fit son nauséabond discours). Netanyahou a
débuté son discours en soulignant le droit historique du peuple juif sur la terre d’Israël. « Le peuple juif n’est pas un conquérant étranger. Cette terre est celle de nos aïeux ». Le chef du
gouvernement israélien a dénoncé le discours « imprégné de haine antisémite » prononcé la veille par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad".
-
"Pour répondre au négationnisme du leader iranien, le Premier ministre israélien a brandi les protocoles de
la conférence de Wansee sur la « Solution finale », rédigés par les Nazis. Il a également montré les plans originaux des locaux du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, plans portant la
signature d’Heinrich Himmler qu’il a reçus lors de sa dernière visite à Berlin. Et d’interpeller le public : « Est-ce que ces plans du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, où des millions
de Juifs ont été assassinés, sont un mensonge ? Ces protocoles sont-ils une invention ? ». Le Premier ministre a remercié les onze délégations qui ont eu le courage de quitter la salle lorsque
Ahmadinejad a commencé son discours antisémite. « Je vous salue d’avoir défendu la justice. Vous avez fait honneur à vos pays »."
-
"En revanche, Netanyahou a fustigé les pays dont les représentants ont choisi de rester dans la salle. « A
ceux qui ont donné la parole à ce négationniste, je leur demande au nom de mon peuple, le peuple juif, et au nom des peuples du monde: n’avez-vous pas honte ? Etes-vous donc privés de la
moindre respectabilité ? Soixante ans seulement après la Shoah vous légitimez un homme qui nie l’assassinat de six millions de Juifs et qui menace d’éliminer l’Etat d’Israël, Etat des Juifs ?
Quelle honte, quel mépris pour la convention des Nations unies ! ». Et de souligner qu’ils se trompent, ceux qui s’imaginent qu’Ahmadinejad menace seulement les Juifs. « Vous faites erreur.
L’histoire prouve que tout ce qui a commencé par une attaque des Juifs a toujours fini par toucher les autres peuples. Au cours de ces 30 dernières années, ce fanatisme s’est répandu dans le
monde entier. Les assassinats aveugles ne font pas la différence entre les musulmans, les chrétiens, les indiens et les autres. L’objectif de ce régime est de ramener l’humanité au Moyen Âge,
là où les femmes, les minorités et les homosexuels, ou tous ceux qui ne sont pas considérés comme de vrais croyants, sont punis »." (fin de l'article de actu.co.il).
-
Mais hélas les vomissures du nazislamiste iranien ne sont pas
tout. Ainsi, Haviv Rettig Gur, dans le Jerusalem Post édition Francaise, hier dimanche 27 septembre écrit notamment : "La découverte d’une nouvelle centrale d’enrichissement pourrait
marquer un tournant dans les négociations avec la République islamique : les responsables israéliens estiment que cette installation, aux abords de la ville sainte de Qom, devrait inciter la
communauté internationale à agir plus énergiquement contre le programme atomique de Téhéran". Pour celles et ceux qui ne l'auraient toujours pas compris, les mollahs génocidaires iraniens ont
fait construire une ènième centrale nucléaire secrète. Centrale secrète dont les USA et Israël détiennent - depuis peu - les preuves. Raison pour laquelle l'Iran c'est soudain empressé d'en
informer l'AIEA.
-
Sur le même thème et donc sur les intentions de l'Iran,
le Secrétaire d’Etat américain à la Défense, Robert Gates, ne partage pas - ou ne partage plus - les vues de Obama. Tandis que Obama déclare que l’Iran « devait prouver que ses ambitions
nucléaires étaient orientées vers la paix », Robert Gates estime, quant à lui, que « les Iraniens souhaitaient se procurer l’arme nucléaire ». Autrement dit, Obama fait semblant d'être idiot.
Et Gates n'ose plus nier l'exsitence du nucléaire offensif iranien.
-
Pour tout arranger, hier dimanche l’Iran a tiré trois types de
missiles dans le cadre d’exercices militaires appelés "Grand prophète 4". Beaucoup plus grave, dans ce même cadre, aujourd'hui lundi 28 septembre 2009, l'Iran a effectué un tir de
missile balistique Shahab-3, capable d'atteindre des objectifs sur le territoire d'Israël et un tir de missile Sejil à deux étages d'une portée de 2000 km, lui aussi capable d'atteindre
Israël.
-
Détail amusant, dans un sondage révélé par Euronews hier
soir dimanche l'on apprend que 65% des Européens considèrent l'Iran comme une menace. Ce n'est donc pas par crainte de heurter l'opinion publique européenne que les dirigeants européens
manquent de véritable fermeté envers l'Iran et se contentent de menaces verbales sans effet concret et immédiat. Mais alors qui craignent-ils ?
-
Sauf erreur de ma part, les enfants israéliens sont en
vacances depuis le 18 septembre dernier, pour trois semaines, soit jusqu'au 12 octobre prochain. Durant cette période, il ont, plus facilement qu'à l'école, accès aux abris en sous-sol, si
besoin était. Nous sommes le 28 septembre. Il resterait donc 14 jours...
Il y a des hasards qui sont de sacrés signes du Ciel . A vous de juger !
Rachel
Le crash, qui a fait 7 morts, s'est produit alors que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad affirmait que son pays riposterait à toute attaque portée contre
lui.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a plutôt raté son effet d'annonce lors du défilé annuel des forces armées, mardi 22 septembre. Alors qu'il affirmait qu'"aucune puissance n'osera
développer dans son esprit l'idée d'agresser l'Iran" et que ses "forces armées couperont n'importe où dans le monde la main de quiconque voudra tirer une balle en direction de l'Iran avant même
qu'il appuie sur la gâchette", un avion militaire s'est écrasé au sud de Téhéran, dans le cadre du défilé, a annoncé l'agence Irna, faisant 7 morts. Pire, l'avion ferait parti de l'escadrille de
combat Saegheh construite…. en Iran. "Un avion qui, dit-on, faisait une manoeuvre
militaire lors du défilé de l'armée, s'est écrasé dans les environs du village de Vali Abad", au sud de Téhéran, a déclaré l'agence.
Un discours protectionniste
Le président iranien a aussi demandé le départ des troupes étrangères en faction dans la région. "Je vous conseille de
retourner dans vos propres pays et d'utiliser les lourdes dépenses militaires pour régler les problèmes de vos peuples. C'est mieux pour vous", a-t-il conseillé.
"Comme vous l'avez vu en Irak et en Afghanistan, les peuples de la région sont
hostiles à la présence des étrangers et il est impossible que les puissances étrangères puissent avoir des bases (militaires) à long terme dans la région", a ajouté Mahmoud
Ahmadinejad.
Ce discours protectionniste, axé sur la défense, devait s'accompagner d'une démonstration de force avec la présentation des
missiles Shahab-3 et Sejil, d'une portée de 2.000 km ainsi que d'antimissiles et de la fameuse escadrille d'avions de combat, qui a quelque peu terni le discours de Mahmoud Ahmadinejad. Deux jours plus tard, le président iranien doit se présenter à l'ONU à New York
pour y faire un discours, puis participera à la réunion avec les 6 grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) afin de trouver un terrain d'entente au niveau du
nucléaire. Téhéran est soupçonné de développer un programme nucléaire militaire, mais le gouvernement affirme que le pays cherche seulement à avoir accès à l'énergie dans le domaine
civil.
Israël principal destinataire du message
Mais les six grandes puissances ne sont certainement pas les principaux destinataires du message. L'avertissement, gâché par
un accident, serait plutôt adressé à Israël, en raison de tensions ces derniers jours. La presse israélienne affirme, en partie, que l'Etat hébreux pourrait attaquer l'Iran afin d'empêcher la
république islamique d'avoir accès à la production de l'énergie nucléaire. Ces allégations sont rendus crédibles pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, l'Iran est sur le point d'avoir accès à la production de matière fissible. Une fois la chose réalisée, rien ne
l'empêchera d'avoir accès à l'arme atomique, ce qui est la principale crainte d'Israël, étant donné que Téhéran a déjà menacé de rayer le pays de la carte. C'est ce qu'aurait réalisé Israël
lorsdu raid en Syriecontre une installation militaire en 2007, soupçonné de contenir de l'uranium d'après un rapport de l'AIEA, mais contesté par
Damas.
Ensuite, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se serait rendu en Russie
secrètement le 7 septembre, d'après les médias israéliens, pour empêcher une livraison de système de défense antiaérien russe s-300 à destination… de l'Iran. Shimon Peres avait lui-aussi déjà
demandé, officiellement cette fois, à Dmitri Medvedev de différer la livraison de ces antimissiles début août. Le président russe avait ensuite affirmé le 20 septembre que Shimon Peres lui avait
affirmé qu'Israël n'envisageait pas d'attaque envers l'Iran. Des propos démentis le lendemain par un haut responsable gouvernemental qui a affirmé que l'Etat hébreux n'avait donné "aucune garantie" de ne pas attaquer les installations nucléaires iraniennes.
Commentaires